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Violences politiques -GUINEE-

1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 13:27


La Guinée
risque un basculement vers une dictature et une instabilité que la sous-région ne devait  pas se payer le luxe d’accepter, mais on reste indifférent, et  cela semble arranger tout le monde d’ailleurs, du moins dans l’immédiat.

 La sous-région, après le massacre avait pris des sanctions avec l’option d’une intervention militaire sur la table, l’UA elle s’est contentée d’un embargo sur les armées insignifiant, et pour cause.


Le lendemain des massacres, les images des violences avaient provoqué une indignation si profonde, qu’en France, aux Etats-Unis, au sein des nations unies aussi, on avait demandé le départ du Capitaine Dadis; malheureusement depuis que l’émotion est retombée, on se dirige vers l’éternelle argumentation pour éviter d’intervenir : "ça va se calmer, à Madagascar, et au Togo, pour les cas les plus récents, tout est revenu dans l'ordre", c’est tragique d’entendre cela, mais malheureusement, c’est la vérité, en tout cas jusqu’ à maintenant en Afrique.
Certains vont jusqu’à faire l’apologie du crime, pour justifier leur soutien au Capitaine Dadis, en lançant outrageusement une comparaison du nombre de victimes, qui serait plus élevé qu’en Guinée, et ils arrivent même à trouver l’argument éternel de Sékou Touré : complot ; complot contre la Guinée, C’EST JUSTE RIDICULE.

Ce qui parait plus étonnant et effrayant, n’est rien que ce revirement de la CEDEAO, qui après avoir demandé la non candidature du Capitaine Dadis, est restée sans commentaire sur le projet d’accord global proposé par le médiateur Blaise Compaoré, qui  prévoit le contraire, sans tenir compte de sa feuille de route.

Et selon Louise ARBOUR, Présidente Directrice Générale de Crisis Group "La mission de Compaoré devrait accepter l'offre de l'ONU d'un soutien pour la médiation et s'en tenir à l'objectif initial de la région (ouest-africaine): gérer le retrait de la junte du pouvoir''.


Elle avertit dans un courrier adressé à Jean PING, Président de la commission de l’Union africaine : "face au risque évident d’une implosion de la Guinée, ou encore de nouveaux massacres des populations civiles s’opposant à la junte, il me semble capital que le Conseil de Paix et de sécurité de l’UA, la commission, et la CEDEAOrappellent au Président Compaoré que le maintien au pouvoir de la junte ne doit pas être une option de négociation. Dans l’intérêt de la Guinée et des pays voisins, et conformément à la résolution de l’UA, le
seul objectif de la médiation Compaoré devrait être de négocier le départ du pouvoir de la junte, et son remplacement par une administration civile, seule habilitée à pouvoir organiser des élections libres et transparentes".

Blaise Compaoré, malgré quelques critiques avait pourtant bénéficié d’un soutien à sa nomination par la CEDEAO, mais, on n’avait pas pris en considération, la présence de dirigeants, très proche du médiateur, puis de combattants des forces nouvelles, toujours par le biais d’Idrissa Cherif, ce qui inquiète aussi le Président Gbagbo de Côte d’ Ivoire.

On peut aussi noter le cas des ex combattants de l’ULLIMO (Liberia), et du RUF (Sierra Leone) au sein des forces armées guinéennes.

Donc, un danger d’affrontement qui pourrait déclencher un conflit, qui prendrait si personne ne fait rien (CEDEAO, UA, Conseil de sécurité…), une dimension régionale, et là tout deviendrait incontrôlable.

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