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Violences politiques -GUINEE-

22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 13:38

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Le peuple de Guinée a vécu, le lundi 22 Janvier 2007, il y a de cela trois ans jour pour jour, une barbarie sans commune mesure perpétrée par des éléments en uniforme de la garde présidentielle.

D’innocentes personnes furent tuées, des jeunes et des femmes mutilés à vie, des responsables et militants syndicaux arrêtés, maltraités et emprisonnés, bref des violences furent commises sur toute l’étendue du territoire national.

Souvenons-nous de ce lundi noir 22 janvier 2007, qui nous rappelle ces autres journées noires que sont le lundi 12 Juin 2006, celui du 28 Septembre 2009 au Stade du même nom.

Les responsables des centrales syndicales, de la société civile et des religieux, compatissent à cette tragédie et s’en souviendront pour toujours.

Il convient de noter que pendant ces douloureux événements, la communauté nationale, Africaine et internationale s’est fortement mobilisée pour soutenir le Mouvement Social dans sa lutte pour l’avènement d’une véritable démocratie en Guinée.
 
A l’occasion de la célébration de cette journée mémorable, le Mouvement Social Guinéen exprime sa reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui ont apporté leurs soutiens matériels et financiers à l’endroit des victimes de cette tragédie.

Pour marquer l’événement, le Mouvement Social Guinéen organisera des prières de compassion et de recueillement pour le repos de ces illustres martyrs.

Le Mouvement Social Guinéen se souviendra toujours de ces martyrs, car grâce au sacrifice de leur vie, le peuple de Guinée s’achemine vers l’amorce d’une véritable démocratie.

Le Mouvement Social Guinéen appelle l’ensemble de ces structures à resserrer les rangs et à rester toujours mobilisées pour que ce genre de tragédies ne se répète plus jamais.

Fait à Conakry, le 21 Janvier 2010
Mouvement Social Guinéen


Liens :
-
Vidéo : compte-rendu du mouvement social guinéen (Patriotes)
-
Conakry - Le mouvement social invite Konaté à prendre ses responsabilités. Faute de quoi, il menace des actions de protestations pacifiques à compter du 05 Janvier 2010
- DECLARATION DU CONSEIL NATIONAL DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE GUINEENNE

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 20:13


 Une trentaine d'avocats guinéens, chargés de la défense d'anciens responsables policiers et militaires accusés de trafic de cocaïne, ont annoncé jeudi à Conakry qu'ils se retiraient de la procédure pour protester contre l'"immixtion intolérable" du chef de la junte dans l'affaire.

"Pour ne pas cautionner une parodie de justice (...), le collectif des avocats des inculpés a pris la décision de se retirer dès à présent de cette procédure dans laquelle les dés sont déjà jetés", selon un communiqué transmis jeudi à l'AFP à Dakar.


Les avocats assurent que le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête de la Guinée depuis la prise du pouvoir par l'armée fin 2008, s'est rendu lundi au ministère de la Justice afin d'examiner avec des magistrats "un seul point: celui relatif au dossier des présumés narcotrafiquants".

Selon le communiqué, tous les magistrats qui ont eu en charge ce dossier ont été "sommés de justifier leurs réquisitoires et ordonnances".


Les avocats assurent que le ministre en charge de la lutte contre la drogue, le commandant Moussa Tiegboro Camara, avait auparavant convoqué trois inculpés au siège de la junte et leur avait déclaré qu'"aucune décision de mise en liberté dans ce dossier ne pouvait être prise sans qu'il en soit informé et que les juges devaient lui rendre compte de toute décision de cette nature".


Les avocats dénoncent une nouvelle "immixtion grave et intolérable de l'exécutif dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire" et estiment que les magistrats sous pression ne peuvent plus "rendre une décision impartiale".

Les prévenus sont d'anciens officiers généraux de l?armée et de hauts cadres de la police nationale, arrêtés depuis le putsch. Parmi eux figurent l'ancien chef d'état-major général des armées, le général Diarra Camara, et l'ancien directeur général des services de police, Sékou Mohamed Bangoura.


Ces avocats avaient déjà affirmé en septembre que leurs clients subissaient des "traitements dégradants et inhumains" en détention.


Le capitaine Moussa Dadis Camara, placé sous forte pression de la communauté internationale depuis le massacre d'opposants par l'armée le 28 septembre, a maintes fois annoncé que les narcotrafiquants seraient "châtiés".


"Si je quitte aujourd'hui le pouvoir, la drogue reviendra dans le pays" avait-il affirmé fin septembre à l'AFP. "Quand vous avez un homme comme ça, qui a banni la drogue du pays, il faut le sauvegarder au lieu de parler de démocratie", avait ajouté le capitaine putschiste

AFP

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:11

Bah Ousmane parait une fois de plus s'éloigner des positions des Forces Vives, des revendications initiales, de l'organisation d'élections libres, transparentes, et ouvertes à tous exemptés le CNDD et les membres du gouvernement.

Dans une interview accordée au journal Le Démocrate, Il explique que :"les divergences de vue se font jour et le plus souvent se sont des alliances qui volent en éclat, d’autres se mettent en place ou disparaissent".

C’est incompréhensible, sinon qu’on peut se demander si Bah Ousmane n’est sur le point de quitter les Forces et Vives ? Pour quelle autre alliance ?

Il indique aussi que :"vous vous mettez dans une entité, dans un groupement parce que vous défendez les mêmes vues. Et dès lors que vous constatez que ces vues ne sont pas fondamentalement partagées par vos partenaires, il faut tirer les conclusions et prendre position".


Mais quelle position veut-il prendre ? Bah Ousmane.

Et à la question "Le président Dadis réitère sa volonté de poursuivre les audits concernant la gestion des anciens PM. Qu’est ce que cela vous inspire-t-il ?"

 Il répond après :"Maintenant que le président ait parlé tout récemment devant les témoins de l’histoire, je veux nommer les journalistes, cela redonne un peu d’espoir à certaines positions"…, lorsqu’on hérite d’une situation telle que celle que nous avons vécue au lendemain du décès du président Lansana Conté, il est indispensable de faire un diagnostic.

Le peuple doit absolument savoir et sanctionner, mais cela est plus efficace par un gouvernement élu démocratiquement et avec l’assemblée nationale, mais pas par une junte militaire en pleine campagne électorale.

Vous dites également : "Nous sommes aussi frustrés de voir les responsables de ces dégâts qui à un moment donné ont assumé des responsabilités, qui sont supposés avoir des comptes à rendre de leur gestion puissent aujourd’hui venir dans l’arène politique, qui se recyclent en leaders politiques"

 

Pourquoi vous rentrez dans une campagne d’insinuations et de suppositions contre vos compagnons des Forces Vives, alors que ce jeu serait pour le Président Dadis une occasion pour confisquer le pouvoir ? Le peuple et son intérêt supérieur exigent que vous rentriez dans vos revendications initiales.

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