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Violences politiques -GUINEE-

6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 16:20
 
 Selon le Idrissa Chérif, porte-parole du chef de la junte guinéenne, l'attaque dont a été victime Moussa Dadis Camara (photo), jeudi, confirme davantage une "tentative de coup d'État" qu'un excès de colère de l'auteur des coups de feu. 
 

Le CNDD a accusé ce dimanche des militaires d'avoir tenté un "coup d'Etat",jeudi, en voulant tuer le capitaine Moussa Dadis Camara, toujours hospitalisé au Maroc mais dont l'état de santé n'inspire "pas d'inquiétude", selon l'armée marocaine.

L'état de santé du chef de la junte, opéré vendredi à Rabat d'un "traumatisme crânien" après que son aide de camp lui a tiré dessus, n'inspire "pas d'inquiétude", ont affirmé dimanche les services de santé des Forces armées royales marocaines dans un communiqué.

"Il va très très bien, pas de problème, il n'a plus de pansement", a déclaré l'ambassadeur de Guinée au Maroc, interrogé à Rabat depuis Conakry. M. Chérif avait mis son téléphone sur haut-parleur pour que des journalistes présents dans son bureau puissent entendre ce bilan.

Alors, pourquoi ? On ne l'entend pas, s'il n'a plus de pansement. Le CNDD se moque du peuple guinéen, et au lieu de prendre leur responsabilité, puisque même s'ils pouvaient tous d'une manière ou d'une autre porter quelques responsabilités, c'est sur le Capitaine Dadis et sa garde que pèse la responsabilité la plus évidente. Selon la thèse officielle, il y a eu jeudi "tentative de coup d'Etat", perpétrée par l'aide de camp du chef de la junte, Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, accusé d'avoir tendu un "
guet-apens".

"Un des gardes du corps s'est jeté pour protéger le président, ils l'ont tué (...) et le chauffeur aussi est mort", a soutenu M. Chérif, assurant que tous ceux qui étaient avec le chef de la junte avaient alors été "tués".

Selon sa version (Idrissa Cherif), le chef de la junte, avait "fait le mort". Et Toumba avait "annoncé au talkie-walkie: on a tué le président, le pouvoir est dans ma main, je suis le nouvel homme fort du pays", sans donner plus de précision comment le capitaine Dadis Camara avait ensuite pu sauver sa vie dans ces circonstances.

Mais attendez, comment, l'auteur principal des massacres peut-il prendre le pouvoir, et avec qui ? C'est grotesque, on cherche d'autres arguments pour gagner du temps, en attendant soit le retour du Capitaine, ce qui moins probable, si l'on s'en tient aux nouvelles sur sa santé, ou le remplacer, MAIS PAR QUI ?

"Je suis en lieu sûr. J'ai une bonne partie des hommes avec moi. Je suis en Guinée, libre de mes mouvements"avait indiqué Toumba à l'AFP. Mais il avait refusé d'évoquer le déroulement des faits.

Une information qu'il faut prudemment prendre en consideration, puisque, le CNDD, prefère un Toumba mort, pour ne pas avoir une version differente de l'interprétation officielle.

Parmi les personnes blessées, hospitalisées au Maroc, figurent le ministre chargé de la lutte contre la drogue et le grand banditisme, Tiegboro Camara.

En revanche, Sekouba Konaté, ministre de la Défense, n'était pas à Conakry jeudi, mais en visite au Liban, depuis rentré au pays, assure à présent la "coordination par intérim des activités de la junte et du gouvernement et a convoqué les membres du gouvernement pour une réunion dans l'après-midi (de dimanche), au camp Alpha Yaya Diallo", selon M. Chérif.

Samedi soir, le pouvoir avait appelé la population à "collaborer activement aux recherches" de Toumba et ses hommes, dans un communiqué lu à la télévision d'Etat. Une "forte récompense" a même été promise à toute personne qui permettrait "de mettre la main" sur eux.

Pour l'opposant Bah Oury, premier vice-président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, dirigé par Cellou Dalein Diallo, réfugié à l'étranger), c'est "très grave" que la junte "demande ainsi à la population de s'impliquer dans des affaires militaro-militaires".

Les "forces vives" de Guinée (partis d'opposition, syndicats, société civile) ont réaffirmé dans un communiqué que le départ du pouvoir de la junte et du gouvernement était "une impérieuse nécessité".

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