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Violences politiques -GUINEE-

23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:41

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Monsieur Bah, la Guinée traverse une crise, aggravée depuis le 03 Décembre 2009. Quelle en est votre lecture ?

Si nous nous situons, rien que dans la période du 23 Décembre 2008 au 03 Décembre 2009, l’inventaire est plus que catastrophique. Mais, il ne faudrait surtout pas faire l’erreur de se limiter à cette séquence de la vie de la nation.

En effet, le 23 Décembre 2008 est le résultat de plusieurs années de gestion chaotique de notre pays.

A la veille du 23 Décembre 2008, c’est un Etat dans la déliquescence la plus absolue que nous avions avec tous les maux qui, le gangrénant, l’avaient poussé à la déconfiture. Que le 23 Décembre 2008 soit arrivé, n’a surpris personne. C’était prévisible.

Héritées de cette période, les crises que nous vivons aujourd’hui se sont produites, telle une passation de service, des conséquences de la mauvaise gestion du pays sur tous les plans. Dans la chronologie des crises, parce qu’il faut en établir une, le tableau est plutôt sombre :

  • Au lendemain du 23 Décembre 2008, nos préoccupations étaient axées sur la recherche des voies et moyens de revenir à l’ordre constitutionnel. La rupture du dialogue entre les principaux acteurs du processus de la transition, qui devrait se mettre en place, a créé la crise de confiance et les divergences de vue sur le processus.
  • Le 28 Septembre 2009, interviennent les douloureux évènements du Stade du 28 Septembre, faisant plusieurs victimes et endeuillant encore une fois le Peuple de Guinée. Le processus de la transition se trouve en panne et une autre crise profonde secoue le pays.
  • Le 03 Décembre 2009, pendant que des commissions d’enquête nationale et internationale se mettent en place pour situer les différentes responsabilités sur les évènements du 28 Septembre 2009, c’est une tentative d’assassinat du Chef de l’Etat qui ébranle l’édifice.

Les conséquences de tous ces malheureux évènements sont supportées par des populations à bout de souffle, frappées par les conséquences d’une autre crise ; celle – ci, mondialement ressentie, sape les bases économiques d’existence des mêmes populations. Ce tableau, assombri par le manque de tolérance et l’inefficacité du dialogue en cours, suscite beaucoup de préoccupations.

Le Président Dadis a essuyé des balles de son aide de camp, personne ne vous a entendu. Est-ce la traduction : qui ne dit rien consent ? Sinon, quelles explications donnez-vous à ce silence ?

Vous ne m’avez pas entendu pour deux raisons :

1. Le 08 Décembre 2009, l’Alliance Nationale pour le Renouveau, dont je suis le Président, a publié une déclaration sur les évènements, par ma voix, à la Radio Télévision Guinéenne (RTG). Cette déclaration a été faite au nom de tous les partis composant l’Alliance, dont l’UPR.

2. Les médias internationaux n’ont pas relayé la teneur de cette déclaration. Je vous livre entres autres, quelques passages de cette déclaration, si vous le souhaitez :

L’Alliance Nationale pour le Renouveau,

« ……Fustige l’acte perpétré contre la personne du Chef de l’Etat, le Capitaine Moussa Dadis Camara et lui souhaite prompt rétablissement.

……...Condamne le cynisme de certains leaders politiques guinéens, qui considèrent l’atteinte à l’intégrité physique du Chef de l’Etat comme une opportunité et un moyen offert à l’armée guinéenne de prouver un quelconque prétendu patriotisme.

……...Demande aux acteurs politiques de s’abstenir de tout discours et / ou acte de nature à compromettre l’Unité Nationale.

……...Exhorte tous le guinéens à puiser dans les fondements de leur culture africaine les ressources spirituelles et morales, les valeurs de tolérance pour restaurer le tissu social.

……...Réaffirme de manière formelle son opposition à l’envoi en Guinée de toute force étrangère et sous quelle que forme que ce soit,

……...Exhorte également tous les acteurs de la nation à déployer tous les efforts requis pour que les solutions réelles aux problèmes du Peuple de Guinée, soient en dernière instance, formulées par les guinéens eux – mêmes.

……...Invitent la communauté internationale à s’impliquer activement en faveur de cette approche ».

Selon la RTG, un leader politique aurait appelé à un soulèvement des militaires. Qu’en dites-vous ?

Je viens de dresser le tableau des crises dans lesquelles plongent aujourd’hui les Guinéens. Que veut-on encore ? Une de plus pour obscurcir davantage les horizons ? Certainement pas, car à mon sens, on ne peut pas résoudre une crise en créant une autre. Si cette éventualité fait suite à la tentative d’assassinat du Chef de l’Etat, fidèle à la ligne de conduite de l’UPR, je voudrais faire remarquer ceci :

  • Le bulletin de santé d’un adversaire ne constitue pas et ne saurait constituer un élément de stratégie pour la conquête du pouvoir. Le Président Conté s’est porté très mal durant les années qui ont précédé son décès, mais à aucun moment, aucun militant ni responsable de l’UPR n’a échafaudé un quelconque scénario basé sur sa disparition.
  • Un candidat de l’UPR ne va jamais enjamber du sang ou des cadavres pour accéder au pouvoir.

En quoi l’ANR que vous avez créée est-elle différentes des autres partis politiques guinéens ?

Je souhaiterais faire remarquer, pour la bonne compréhension, que l’ANR  (Alliance National Pour le Renouveau) comme l’indique sa dénomination est une Alliance de Partis Politiques. Ce n’est donc pas un parti politique.

Mais, s’il s’agit de dire en quoi cette nouvelle alliance se distingue-t-elle des autres entités du genre, j’évoquerai tout simplement le contexte dans lequel elle a été créée et les fondements de sa création.

En prenant le pouvoir le 23 Décembre 2008, le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) suspendait la Loi Fondamentale et les Institutions Républicaines.

Par contre, il maintiendra l’existence des Partis Politiques et laissera librement cours à l’exercice de leurs activités. La nouvelle ère et la recherche de solutions pour le retour à l’ordre constitutionnel ouvriront plusieurs voies, qui susciteront l’éclosion de nouvelles initiatives au plan politique avec, en toile de fond, la recomposition du paysage politique guinéen.

De nouvelles formations politiques naissent, des alliances se nouent et des espèces de dialogue et de concertation se construisent.

Par souci d’économie de temps, c’est dans cette dynamique qu’il faut inscrire la création du Forum des Forces Vives, le Bloc Patriotique et tout récemment donc l’Alliance Nationale pour le Renouveau.

L’objectif ultime restant le même, à savoir le retour à l’ordre constitutionnel, le signe particulier qui identifie les uns et les autres réside dans la différence d’approche quant à la manière de conduire la transition, son contenu, ses organes et le chronogramme du processus.

L’Alliance Nationale pour le Renouveau tire sa particularité du fait qu’elle prône, comme le mentionnent les dispositions du protocole d’entente qui lient les adhérents, la recherche de solutions négociées, consensuelles et apaisées, fondées sur les vertus du dialogue et de la concertation, à l’exclusion de toutes formes de violences, aussi bien verbales que physiques.

L’ANR se défit comme une alternative crédible pour le renouveau de la Guinée, pour la refondation de la Nation avec des objectifs précis et une stratégie appropriée tenant compte, fondamentalement, des réalités du pays et de l’importance des enjeux et défis que pose le processus de transition vers l’ordre constitutionnel.

Vous avez été à Ouaga pour les négociations. Pourquoi avez-vous dénoncé la proposition du médiateur et qu’est-ce que vous n’avez pas apprécié ?

Je dois préciser que je n’étais pas à Ouaga pour les négociations, parce que, tout simplement, certains membres du Forum des Forces Vives se sont arrogé le droit d’exclure d’autres.

Cependant l’UPR était représentée à Ouaga par deux responsables du Bureau Exécutif National, dont la mission était de présenter au facilitateur les vues du Parti sur la solution à apporter pour sortir de la crise. Ils ont eu l’opportunité de le rencontrer et de lui exposer nos vues sur la question. Nous n’avons pas dénoncé la proposition du facilitateur, parce que, tout simplement, bien de dispositions contenues dans cette proposition recoupaient nos vues.

Que comptez-vous faire pour que la médiation du Président Blaise Compaoré trouve un bon dénouement dans la crise guinéenne ?

Justement, à ce niveau, l’ANR entend jouer un rôle prépondérant, forte de sa conviction que c’est par le dialogue inclusif que les meilleures conditions permettant d’ouvrir et de mener la transition se mettront en place.

Nous avons salué la décision de la CEDEAO désignant le Président Blaise Compaoré comme facilitateur. Sa désignation est intervenue dans un contexte de rupture de dialogue entre les principaux acteurs de la transition.

Il s’agit donc de remettre tout le monde autour de la même table et de faire en sorte que le consensus se créé sur l’essentiel de ce qui peut permettre de faire avancer le processus de la transition.

Des divergences de vue existent certes, mais il appartient aux Guinéens de formuler les solutions réelles et durables aux problèmes du Peuple de Guinée.

Ce qui impose que les Guinéens renouent avec les vertus de la tolérance, la paix sociale et civile, la justice et le patriotisme.

Les acteurs de la vie nationale doivent , avant tout intérêt particulier, mettre en priorité la réalisation des grandes aspirations des populations guinéennes à vivre de meilleures conditions d’existence, dans un environnement débarrassé de toutes considérations d’ordre régionaliste, ethnique, religieux ou sexiste.

Ils se doivent aussi d’œuvrer à la formation d’un Esprit Républicain et Citoyen.

L’ANR est animée de ces idéaux et c’est en les mettant à profit, qu’elle entend apporter sa contribution au bon déroulement de la facilitation du Président Blaise Compaoré.

En définitive, les Guinéens n’ont pas un autre choix que de se réconcilier pour sortir le pays de la crise qu’il traverse.

Quel régime politique souhaiteriez-vous pour la Guinée ? Un régime présidentiel comme celui des Etats-Unis, parlementaire comme en Grande Bretagne ou semi-présidentiel comme en France ?

C’est un sujet qui n’a pas été encore abordé au niveau de l’Alliance.

Cependant, étant donné que ce sont des Partis Politiques qui la constituent, il faut, pour le moment, prendre en compte les vues propres à chaque Parti en la matière.

Ce qui m’autorise à livrer les vues de l’UPR sur la question, tirées du projet de société que le parti propose.

Partisan résolu d’une démocratie pluraliste, fondée sur la séparation effective des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, l’UPR opte en faveur d’un régime de type Présidentiel.

Le Président bien que présenté par un Parti, doit se mettre au – dessus des Partis, afin de pouvoir arbitrer la vie politique nationale et garantir la constitution, l’intégrité territoriale, le bon fonctionnement des Institutions.

Le Président de la République est le Chef de l’Etat et des Forces Armées.

L’Etat sera dirigé par un gouvernement agissant sous le contrôle de l’Assemblée Nationale. Le système politique fonctionnant sur la base du pluralisme démocratique, les formations politiques qui constituent la majorité parlementaire forment le gouvernement et dirigent le pays.

Le gouvernement sera dirigé par un Premier Ministre, qui sera pourvu par le Parti majoritaire au Parlement et nommé par le Président de la République. Le Premier Ministre, Chef de gouvernement, propose à son tour les membres du gouvernement parmi les personnalités reconnues pour leur compétence, leur intégrité, leur probité morale et leur respect pour la chose publique.

Au nombre des réformes institutionnelles, l’UPR a toujours préconisé l’institutionnalisation du poste de Premier Ministre.

Ne croyez-vous pas que pour éradiquer définitivement l’ethnocentrisme, il ne serait pas nécessaire de faire en sorte qu’aucune des huit (8) ethnies principales qui composent la Guinée ne se sente pas exclue ni brimée ? Et pour cela, est-ce que découper administrativement le pays en cinq ou six régions et accorder à celles-ci une autonomie relative comme en Suisse ou en Allemagne, ne serait pas une solution au problème ethnique ?

C’est une question très délicate que vous abordez là et il me semble très difficile, voire contre performant, de transposer des modèles en la matière.

Je voudrais, d’entrée de jeu, rappeler que l’UPR soutient que tout projet de Société viable ne devrait pas être abordé en termes de groupes ethniques.

Les aspirations, les intérêts et les préoccupations fondamentales des différents groupes ethniques composant la Nation, loin d’être opposés ou incompatibles, doivent être convergents et se confondre avec ceux de l’ensemble des filles et des fils de la Nation.

Le premier impératif de l’UPR est d’unir les Guinéens, une union nécessaire, respectueuse des différentes valeurs culturelles profitant des complémentarités, le tout pour permettre aux uns et aux autres de concourir à la réalisation du bien-être et d’un environnement favorable à l’épanouissement de l’homme.

J’évoque ainsi les principes de base qui fondent l’approche de l’UPR pour dire que le Parti est particulièrement attentif à tout ce qui peut promouvoir et consolider l’unité nationale. Pour la réalisation de cette vision, le projet de société du Parti envisage que les populations guinéennes définissent librement les structures qui sont les plus convenables, susceptibles de respecter leurs identités et la mise en œuvre de leurs aspirations légitimes au développement économique, social et culturel.

De la première République à la 2e, bien des expériences de découpage du territoire national ont été mises en œuvre pour apporter des solutions viables aux problèmes que vous soulevez. L’UPR se propose d’examiner le découpage actuel du territoire national et, au besoin, de le redéfinir en évitant les conflits avec objectif essentiel, une meilleure régionalisation de l’action économique.

Quels obstacles faut-il lever pour favoriser l’investissement direct étranger (IDE) en Guinée ?

Les bilans économiques des régimes qui ont gouverné la Guinée ont mené tous à un constat d’échec. Les causes pour multiples qu’elles soient, relèvent toutes de la mal gouvernance. La politique économique et financière, qui fonde le programme économique de l’UPR, est celle d’un Etat libéral.

Dans ce domaine, l’UPR vise à mettre en œuvre un programme de réformes permettant d’inciter les Guinéens à entreprendre et aux étrangers de s’établir dans les secteurs de leur convenance.

Ces réformes porteront bien évidemment sur le cadre juridique d’incitation et de la protection des investissements, sur la fiscalité et sur le système monétaire et bancaire, en vue d’adopter les solutions les plus convenables aux intérêts nationaux et aux nécessités des échanges internationaux.

Le développement des infrastructures de base, l’énergie et les voies de communication, est un facteur d’importance à côté des réformes institutionnelles, auxquelles les investisseurs accordent beaucoup d’attention, dans la mesure où l’état de celles-ci conditionne fondamentalement les résultats de leurs activités.

Toutes ces prévisions demeureront vouées à l’échec si le système économique n’est pas débarrassé des maux qui le minent, dont le népotisme et la corruption.

Enfin, le climat d’investissement en Guinée a été considérablement défavorisé par l’insécurité grandissante et persistante.

Des réformes, dans ce sens, rassureraient davantage les investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers.

Qu’avez-vous fait personnellement pour contribuer au développement économique de la Guinée ?

Tout Guinéen ambitionne d’apporter sa pierre à la construction de la Nation, chacun dans son domaine d’activités. Pour ma part, je voudrais situer mon action sur deux niveaux :

- Fonctionnaire au Ministère de l’Industrie, où j’ai exercé pendant 12 ans, j’ai participé au programme d’implantation et de réhabilitation d’unités industrielles.

Au niveau du Bureau d’Etudes et de la Direction Nationale, je coordonnais les industries chimiques et textiles.

A ce titre, en collaboration avec d’autres collègues, j’ai participé à la réalisation des projets de :

  • réhabilitation du complexe textile de Sanoyah
  • rénovation Extension de la Société Guinéenne des Plastiques (SOGUIPLAST).
  • construction de la nouvelle Société Industrielle des Peintures de Conakry (SIPECO)
  • réalisation de plusieurs unités de production de matelas en mousse (dans le secteur privé).

Passé à la promotion industrielle et à la privatisation du secteur industriel avec l’avènement de la 2e République, j’ai posé les bases de la privatisation de SOPROCIMENT, BONAGUI et ENTA.

- Homme politique, parlementaire, député uninominal pour la circonscription électorale de Pita, j’ai initié et contribué à la réalisation de plusieurs actions communautaires, infrastructures économiques et sociales.

J’espère pouvoir faire mieux encore, naturellement, s’il m’était donné la chance de le faire.

Comment sortir la Guinée le plus rapidement possible du sous-développement ? En d’autres termes, quel est le programme de votre Parti, l’UPR ?

Je ne vais pas verser dans le pessimisme en la matière. Je souhaiterais cependant faire remarquer que la tâche n’est pas du tout facile, parce qu’on ne sort pas aussi rapidement de cet état.

Notre pays a enregistré beaucoup de retard sur le plan de son développement.

Les ratios concernant les consommations d’eau potable et d’électricité, les soins de santé primaire, la scolarisation et l’alphabétisation restent très insuffisants.

Cette situation a valu à notre pays d’être classé au dernier rang dans le monde pour l’Indicateur du Développement Humain (IDH). Nous continuons encore de faire partie des pays les plus pauvres au monde avec plus de 40% de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté absolue.

La principale cause de cette situation est la mauvaise gestion du pays sur tous les plans.

Sortir donc notre pays de cette situation procède d’une démarche qui s’inscrit dans le temps avec la réalisation progressive de programmes de développement bien élaborés, avec des objectifs à court, moyen et long termes.

Exposé le projet de société de mon Parti dans ce sens, mettrait beaucoup plus de temps.

Toutefois, l’UPR propose un programme porté sur un changement radical dans la gestion du pays, basé sur les objectifs majeurs visant la réalisation d’actions dans les différents secteurs de l’économie nationale.

Le plus souvent, les hommes politiques viennent en public sans leur femme. Est-ce ainsi que vous allez favoriser l’émancipation des femmes qui représentent plus de la moitié de la population guinéenne ?

En effet, c’est très courant que les hommes politiques guinéens, pour ne parler que de nous, mettent leurs épouses en marge de leurs activités politiques.

Si je me permets, c’est moins une discrimination qu’une question culturelle en rapport avec la tradition.

Mais, ceci dit, en application du principe que derrière chaque grand homme se cache une grande femme, les vieilles habitudes disparaissent progressivement. Et c’est tout à l’honneur des hommes que de voir leurs épouses occuper leur place dans le combat politique.

Il faut reconnaître que les femmes de Guinée ont joué et continuent de jouer un rôle très important sur la scène politique nationale. Les Guinéennes, héritières du combat politique de leurs devancières, occupent de plus en plus d’importants espaces et participent très activement à la vie politique nationale.

Le projet de société de l’UPR concourt, entre autre, à :

  • Respecter et faire respecter la dignité de la femme
  • Assurer l’égalité des droits et des devoirs entre l’homme et la femme.
  • Soulager la femme du fardeau des tâches domestiques et développer son intégration au processus de production.
  • Rendre effective la participation de la femme au processus d’élaboration et d’exécution des décisions relatives aux questions d’intérêt national.
  • Responsabiliser la femme à tous les niveaux de compétence et lui faire occuper les postes de responsabilité équivalents à ceux occupés par les hommes.

Quel message voulez-vous délivrer au peuple guinéen dans les circonstances tragiques actuelles qu’il vit ?

La Guinée est à la croisée des chemins encore une fois.

Nous venons de vivre des évènements particulièrement douloureux et les crises se superposent. Malgré tout, les Guinéennes et les Guinéens doivent faire front commun pour relever les défis et, comme je le disais à l’occasion de la cérémonie de lancement de l’ANR, le 2 Décembre 2009, à la veille d’une autre crise insoupçonnée : « Dans les circonstances actuelles, il est impérieux de taire les contradictions, les différences de sensibilité et faire prévaloir notre appartenance au même Peuple, dans un esprit de solidarité, de fraternité et de tolérance. »

Nous sommes convaincus que les solutions réelles aux problèmes du Peuple de Guinée ne peuvent être formulées en dernier ressort, que par les Guinéens eux–mêmes.

A l’instar des autres pays qui ont connu des turbulences très sérieuses, il faut privilégier la recherche de solutions internes marquant notre capacité à rebondir et à renaître ».
19 décembre 2009

Propos recueillis par la Rédaction de www.guineeactu.com

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