Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:59

 
"Nous exprimons notre profonde inquiétude concernant les arrestations dont ont fait l'objet des membres de la fédération de la jeunesse guinéenne (FASEG) qui avaient commencé une grève de la faim à Conakry pour protester contre ''l'impunité et les violences''
dans le pays. Nous appelons au respect des droits et libertés publiques ainsi qu'au rétablissement de l'Etat de droit en Guinée.


Depuis le 28 septembre, la France a cherché à mobiliser la communauté internationale pour répondre aux événements dramatiques qui se sont déroulés dans ce pays.


Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, présidé par le chef de l'Etat nigérian, M. Umaru Yar'Adua, s'est réuni le 29 octobre à Abuja afin d'examiner la situation en Guinée.

Après avoir exprimé son plein appui à la mise en place par le Secrétaire général des Nations Unies d'une commission d'enquête internationale sur les évènements du 28 septembre et réaffirmé son soutien total à la médiation confiée par la CEDEAO au président Compaoré, il a été décidé d'imposer des sanctions ciblées (refus d'accorder des visas, restrictions sur les voyages et gel des avoirs) au président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) et à ses membres, aux membres du gouvernement guinéen et à tout autre individu civil ou militaire dont les activités ont pour objet de maintenir le statu quo anticonstitutionnel en Guinée.

Nous saluons cette décision qui s'inscrit dans le mouvement de condamnation unanime qui, depuis les massacres du 28 septembre, frappe la junte au pouvoir en Guinée. L'adoption de sanctions ciblées par nos partenaires africains complète celles déjà adoptées par l'Union européenne le 27 octobre et qui consistent non seulement en un embargo sur les armes mais aussi en une interdiction de visa destinée à empêcher l'entrée sur le territoire de l'UE des membres du CNDD et des personnes qui y sont associées responsables de la répression du 28 septembre. D'autres sanctions sont en préparation. Nous saluons également l'imposition par les Etats-Unis de restrictions aux voyages vers les Etats-Unis de membres de la junte et du gouvernement, et personnes associées. Le Conseil de sécurité, pour sa part, a adopté le 28 octobre une déclaration présidentielle dans laquelle il réaffirme sa ferme condamnation des massacres et des crimes sexuels. Il y charge le Secrétaire général de continuer de l'informer de l'enquête internationale qui doit être menée par la commission d'enquête créée par M. Ban Ki-moon à la demande de Bernard Kouchner et d'Hillary Clinton.


La mobilisation de la communauté internationale au soutien de la population guinéenne est exemplaire mais ne doit pas s'arrêter là. Notre mobilisation ne doit pas faiblir. Nous devons rester vigilants et oeuvrer chaque jour davantage à la réconciliation en Guinée.


 
Questions

(lorsque vous dites que d'autres sanctions sont en préparation, dans quel domaine ?)

Au niveau technique ces sanctions sont plus difficiles à mettre en place car il s'agit du gel des avoirs. Cela prend un peu plus de temps pour le mettre en application.


(Quelles mesures allez-vous prendre à titre national ?)


Vous vous souvenez que nous avions condamné avec la plus grande fermeté les massacres du 28 septembre au stade de Conakry, et qu'à cette occasion nous avions immédiatement décidé de la suspension de notre coopération militaire. La France a également réexaminé l'ensemble de sa coopération civile et décidé d'interrompre la coopération institutionnelle déployée auprès des autorités gouvernementales et de suspendre le financement du projet d'aménagement de l'autoroute urbaine Tombo-Gbessia à Conakry. Toutefois, afin de ne pas pénaliser la population guinéenne, la France maintient ses projets de coopération bénéficiant directement aux populations

Partager cet article
Repost0

commentaires