Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:43

ben-sekou-et-nour-bokoum.jpg
PARIS
/ La transition vers l’Etat de droit par des élections libres, transparentes et crédibles avance à grands pas, mais à reculons. Grâce à Ben Sékou.


Sylla, vous avez dit Sylla ?

Je croyais avoir tout dit à propos de cet abus de langage, qu’est la CENI qui n’est qu’une CENA, Commission Nationale Autonome, devant gérer les élections avec le Ministère des fraudes de l’époque. Et vinrent Dadis et le CNDD. La CENI fut domiciliée au camp Alpha Yaya, comme « mon pognon, ma télé, mon agriculture, mon pétrole.. », pour parler comme l’autre, paix à son âme. On ne saurait énumérer toutes les richesses de ce pays, maudit par la nature, puisque ses misérables populations n’en profitent guère.

Donc il faut décrocher la CENI-CENA du haut de nos armureries, l’émanciper du ministère des fraudes, afin d’en faire une commission nationale souveraine pour éviter les tripatouillages sémantiques. Mais il y a une mesure urgentissime de salut public que je n’ai jamais évoquée puisqu’en Guinée on a vite fait de mélanger les personnes avec le système ou la fonction qu’elles incarnent. D’où d’ailleurs cette fâcheuse, que dis-je, cette criminelle privatisation des affaires publiques (Sassine). Les régies d’avance, les crédits alloués pour le bien commun sont l’argent de poche de nos braconniers en cols blancs.


Je disais donc, il faut débarquer l’empereur Scylla.

J’entre en vrac dans son empire, cette « CENI », empire à prendre dans tous les sens du mot. Je refuse de périodiser les chiffres qu'il a donnés tout le long de ce chronogramme qui a fini dans un bain de sang. A cause des mensonges des uns et de la frénésie, du fétichisme électoraliste des autres. Ce qui permet à un Sylla d'éructer ces derniers propos d’exclusion des Guinéens. Postillons auxquels il serait absurde d’opposer des arguments. Crachotant sur la Diaspora, il ânnonne goulument que jusqu’à maintenant il n’a reçu aucun kopek qui ne soit pas glissant. Mais il a dit à plusieurs reprises que la CENICENA était prête pour les élections, que les populations étaient recensées à près de 80% à l’intérieur du pays, qu'elles le seraient à plus de 50% dans la capitale, ou l’inverse, peu importe. En réalité, chiffres largement soutirés des listes de 2005 ! En foi de quoi lors de la grande restitution de la Commission ad-hoc faite par Monseigneur V. Coulibaly (ou Gomez ?), les élections étaient donc déjà possibles dans un chronogramme ainsi dilué de six mois à la fin du premier trimestre 2010. Si on laisse faire Sylla, la transition durera le temps que met un franc glissant à atteindre le fond d’un tonneau danaïde. De six mois à perpète !

On raconte que Ben Sékou CENICENA a fait envoyer des personnes à la Mecque. Salam sur lui ! Est-ce vrai, est-ce faux ? Même dans ce cas ce hajj pourrait être agréé, mais malheur à son mécène ! Certes, les rumeurs ne sont pas un argument. Seulement voilà, "ce que tout le monde dit c’est ce qui est vrai". Dixit Bouki l’hyène. Supposons que ce que dit le manœuvrier de la CENICENA soit vrai. Que les bailleurs de fonds ont lié leur apport à la condition que l’Etat guinéen s’acquitte de ses obligations financières. Ben Sékou ne dit pas que l’Etat est défaillant. Dadis aurait débloqué les 15 milliards, son dû. Il aurait même débloqué 7 milliards pour permettre le vote des Guinéens de l’Extérieur. Ce qui correspond à peu près et même un peu plus au million d’euros exigés aujourd’hui par Sylla.

"Hélas !" dit Ben Sékou Sylla, dont les traineaux furent dit-on transis par les glaces du Nord hollandais, comme jadis les panzers du malade mental de Berlin par les neiges de Stalingrad ! Surtout, on ne peut pas recenser les quelques millions de Guinéens de l’Extérieur, tous ces Sans papiers fuyant un recenseur comme devant un flic de Sarko ! Imaginez des centaines de milliers de Guinéens tapis dans des trous de Métro, voire dans les catacombes parisiens, depuis des décennies ! Pas étonnant qu’ils soient diaspourris ! Aussi nombreux que les rats des égouts de Paris. Aussi pouilleux. Quel recenseur, que dis-je quel flic oserait donc faire le décompte de cette gent des sombres venelles de l’Exil ? L’Empereur Sylla dit qu'il y aurait un million cent mille Guinéens en Côte d'Ivoire, un peu plus au Sénégal. Sylla aurait recensé 11 000 "flekefleke" en Côte d'Ivoire et 8000 navetanes au Sénégal. Encore des richesses pires que le trop fameux scandale géologique guinéen. Scylla pleurniche et verse des larmes de crocodile après le Tsunami du Stade qui aurait selon lui cadavéré les Guinéens du Gabon et poussé les jeunes apprentis de Toumba qui, écœurés, ont effacé des mémoires des sous-équipements électroniques de nos chancelleries de Paris, Washington, tous les fichiers du software haut de gamme mis au service de l'Empereur Scylla également ambassadeur extraordinaire depuis que le CNOSSG avait tenu le haut du pavé en janvier-février 2007. Son excellence qui ignore l'importance du mot-geste SAUVEGARDE, depuis le temps qu'il nous drible avec les mots "quitter", "kit" et "squatter" du jargon de la mondialisation et des NTI. C'est au cours de sa tournée de star mondiale du massacre en boucle des journées de janvier-février 2007, que j'ai appris le joli mot "proactif", qu'il suçait comme un bonbon devant les flash des paparazzi que nous étions tous devenus, fascinés par celui qui venait d’être reçu par M.de Bonnecorse, (orthographe ?), un gratte-papier de l'Elysée, je crois..


Il faut débarquer Sékou Ben Scylla.

Avec tout le pognon qu'il aurait reçu je ne sais plus quand, 45 000 euros, ses flics, supplétifs de Sarko et des Rois Leo le Belge et Juan l’Espagnol, n’ont réussi à recenser que 56ooo "Sans papiers" guinéens. Cinq tondus à Abidjan, deux pelés à Dakar et le tour est joué, les diaspos ne voteront pas dit l’Empereur Sylla, qui ne sait pas qu’il n’y a pas d’ambassade de Guinée en Hollande, dont le territoire relève de la compétence de notre Excellence à Bruxelles qui s’étend à ce pays aussi. Non, dit-il, les Guinéens de là-bas sont reclus dans des Camps inaccessibles aux recenseurs qu’il a envoyés sans pécule, qui n’ont dû leur salut qu’après avoir bidouillé un recensement dans un Chawarma loué à quelque 800 euros pour une petite semaine. On se demande où sont passés les 45 000 euros. D’ailleurs, il décrète, ou plutôt ordonne à la place du Président par intérim, la présidentielle aura lieu le 27 juin ! Premier tour précise-il. Feignant de nous assurer qu’on n’aura pas des élections coréennes, comme c’était l’habitude à Dubréka où Feu Lansana Conté avait recueilli lors d’un scrutin cent "et quelques" voix sur cent votants !

L’Empereur Scylla est un système qu’il faut démanteler.

La CENI-CENA est à mettre à plat pour la reconstruire puisqu’elle ne reflète plus le dosage des composantes qui la constituent. Un seul rappel, le PUP y aligne 10 représentants, ce qui n’a plus de sens et politiquement c’es insupportable. Naturellement avant toute mise à plat, il faut un audit des sorties d’argent pour préparer des élections dont on dit tantôt qu’elles auront lieu avec une date bien précise, tantôt on soupire que les bailleurs extérieurs n’ont encore rien donné. Scylla dit si, si.. Bref on a compris, avec l’Empereur Scylla on roule avec des si. On sait même qu’il roule dans l’UFR. Pour qu’il soit tenté de rouler pour L’UFR, il n’y a qu’un pas qu’il faudra l’empêcher de franchir, en le débarquant à temps, pour le plus grand bien de Sidya Touré qui est présidentiable si, et seulement si.. disons sans Scylla, et donc qui devrait ne pas laisser ce boulet le tirer par derrière.

Quand le Scieur de la CENICENA écarte d’un revers de la main 3 000 000 de Guinéens pour ne pas participer à son machin, le Scylla a scié la branche sur laquelle il se balance come un primate à qui on dit que son fils est beau.

« Et dire que je ne lui ai même pas encore lavé le visage ! ».

L’Empereur Sylla gère ici la CENICENA et le CNOSCG. Il gère là-bas à distance par personne interposée, le grand schlem Forces Vives/CNDD, grâce à son dynamique porte-voix ou portable, lors des gnaga-gnagas, Ouaga par-ci Ouaga par-là. Il y était omniprésent, grossièrement dissimulé derrière cet homme de paille qui a si bien joué les porteurs de masque, qu’il s’est retrouvé ministre d'Etat, il eût fallu de peu qu'il se retrouvât ministre des fraudes. Un ministre des Affaires étrangères a son mot à dire sur l'aide étrangère et la manne électorale qui en (dé)coule. Trop c’est trop !

Presque deux fois patron des élections, Ben doit faire comme Sylla son homonyme romain, qui au faîte de sa puissance dictatoriale, se retira soudain et renonça à son pouvoir.

Fiston, ton Mborin, te dis, dépose cette casquette à double visière et n’attends pas qu’on te dépose toi-même.



Wa Salam !

Saïdou Nour Bokoum

Partager cet article
Repost0

commentaires