Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:08

waddeeeee
Le Sénégal continue de perturber tout retour à l’ordre constitutionnel en Guinée sans le papa Wade, pour se prévaloir d'un autre trophée, après avoir imposé au peuple mauritanien, à la sous région, et la communauté internationale, les militaires, arrivés au pouvoir à la faveur d'un coup d'état.

Mais toute cette agitation de papa vise à asseoir son contrôle sur les institutions sous régionales, notamment la commission de la CEDEAO, qui échappe désormais au rôle de faire valoir des chefs d'Etat, juste capable de valider des élections truquées, ou de condamner négligemment les violations de droits de l'homme. Donc pour intervenir comme bon lui semble dans les affaires intérieures des États, pour empêcher l'exercice des pratiques démocratiques, et favoriser dans la sous région ce qu'il réserve au Sénégal, au mieux une Présidence à la Fidèle Castro, je transmets le pouvoir de mon vivant. Alors dopé par une mégalomanie de plus en plus envahissante, papa Wade a même demandé tout récemment aux sénégalais qui s'opposaient à sa statue de renaissance africaine, d'abord de s'opposer au pire, qui selon lui est la croix du christ, après, sa statue en bronze la plus haute d'Afrique sera en ce moment discutable.

Et comme si être malade était une honte ou un déshonneur, papa Wade joue au cache-cache avec nos nerfs, en cherchant à trouver un autre motif au prochain voyage du général Sékouba Konaté au Sénégal, invoquant des raisons, plus inquiétantes pour tous ceux qui veulent aller vers la résolution de cette crise. "le Sékouba Konaté n’est pas chez nous,… certes il a manifesté le désir de venir au Sénégal dans le cadre d’une visite privée, mais il est en Guinée et il se porte bien, il voulait venir au Sénégal en visite privée, elle aura lieu quand il le désirera, et il est le bienvenu au Sénégal",
a expliqué Madické Niang, ministre sénégalais des Affaires étrangères, avant de poursuivre "venir au Sénégal permettra encore une fois au président Abdoulaye Wade de conseiller et d’appuyer pour que la Guinée puisse enfin connaître la stabilité".

Et là aussi, par mépris pour les institutions que le Sénégal souhaite diriger, et par méconnaissance délibérée de la médiation, le Sénégal, cette présidence sénégalaise cherche à permettre aux présidences actuelles dans la sous-région de reprendre la main, avec des sociétés civiles de plus en plus exigeantes, et visibles, sur lesquelles les oppositions s’appuient pour la pratique démocratique afin de favoriser l'alternance; mais avec toujours une arrogance déconcertante, qu'interrogé sur France 24 à propos du projet de loi sur l'immigration choisie de Nikolas Sarkozy, président français, papa Wade répond : "
D'abord il faut comprendre ce que c'est que le Sénégal, le Sénégal n'est pas comme les autres pays, je regrette de le dire, nous, nous sommes en contact avec la France depuis trois siècle, nous avons les formations intellectuelles qui sont les mêmes etc etc...".
Écoutez le :

.

Alors, c'est avec cette arrogance, et de façon publique pour le moins peu diplomatique, que le ministre Madické Niang aussi, avait expliqué "qu'on ne trouvera pas, parmi les ministres des pays qui appartiennent à la CEDEAO; quelqu'un qui connaît mieux la CEDEAO, le fonctionnement de la CEDEAO que Abdoul Aziz Sow", mais cet ancien fonctionnement dont-il parle, les sociétés civiles ouest-africaines sont désormais décidées, à ne plus l'accepter, l'autorité acquise par la commission de la CEDEAO ne sera pas remise en cause par ceux qui veulent s'éterniser au pouvoir, ou le transmettre à leur descendance au moment voulu; cet type de succession est très fragile, son seul socle est un mélange de répression, de violence, de l'instauration de la peur, de l'intimidation, de manipulation, l'exil pour les plus chanceux....; ce n'est pas viable, on passe plus de temps à s'épier qu'à se rassembler pour avancer, et c'est ce à quoi nous allons nous diriger, si la reforme dont Ibn Chambas est l’acteur principal, à l'origine d'interventions très fréquentes de la CEDEAO, très importante pour l’intégration de la sous région, et ayant permis l'apaisement dès qu'elle se saisit d'une question, c'est nouveau, et ce rôle que de plus en plus d'exécutifs trouvent envahissant doit être renforcé, c'est capital pour la consolidation de nos démocraties, et en aucun cas cette présidence sénégalaise, dont 
un disciple tombé en disgrâce depuis quelques temps, et prêt a tout pour obtenir à nouveau les  faveurs de papa Wade, et pour surtout ne pas rater le train de Karim Wade, puisqu'on risque de repartir pour deux autres mandats, et l'âge n'attend pas, alors pour lui c'est maintenant ou jamais, dénonçant le travail de la CEDEAO, en proposant de la reformer pour qu’elle redevienne le syndicat des chefs d’Etats comme avant l’arrivée d’Ibn Chambas appelé ailleurs.

La mission assignée à Abdoul Aziz Sow est claire, s'appuyer sur le panafricanisme du président Wade, ...pour nous faire respecter par nos partenaires"donc continuer les oppositions stériles, systématiques, en pourchassant perpétuellement les frictions avec nos partenaires; pour marquer les points, pour au moins être juste derrière Mandela dans l'histoire récente du continent africain.
Écoutez

Partager cet article
Repost0

commentaires