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Violences politiques -GUINEE-

8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 18:33

Mohamed Ibn Chambas, Président de la Commission de la CEDEAO : Ce que nous souhaitons voir maintenant, c’est d’arriver à un accord, qui va nous conduire vers des élections, qui vont mettre fin à la transition, une élection à laquelle les militaires ne prendront pas  part, nous ne pensons pas admissible, qu’ils jouent le rôle d’arbitre et de joueur à la fois.

BBC : Vous ne demandez pas le transfert du pouvoir au civil demain ?

Cela n’est pas réaliste, ou pratique…

BBC : Il devait y avoir des élections fin janvier 2010, est-ce que c’est réaliste de les organiser à cette date ?

Ce n’est pas réaliste, même aujourd’hui.  Nous voulons des élections correctement organisées, crédibles et transparentes.

BBC : Si, ce n’est pas maintenant, comme vous le dites, quelle date pensez vous la plus proche possible pour organiser des élections ?

Je ne vais pas prévoir, il y a des négociations en cours; les partis politiques, les syndicats, et la société civile sont impliqués, ils sont mieux placés pour déterminer la date la plus appropriée.

BBC : les évènements vous dépassent, parce que nous avons vu la semaine dernière, la tentative d’assassinat de Moussa Dadis Camara, et cela pourrait avoir changé quelque chose à Conakry ?

Oui, je pense que, ce que nous avons vu, est bien ce que craignait la CEDEAO, que si les militaires s’impliquent dans le processus électoral, ça peut conduire au factionnalisme, et des affrontements entre eux (militaires); c’est ce qui se déroule en ce moment ; et maintenant, la voie à suivre est de permettre au médiateur de travailler et de mettre en place les accords, qui vont conduire le pays  très rapidement aux élections.

BBC : Je pense que, bien de personnes pensent  que la CEDEAO aurait pu  faire mieux, un ultimatum a été lancé contre la junte pour le 17 octobre dernier, afin qu’il  s’engage à ne pas se présenter aux élections, cet ultimatum a expiré…

Ce n’était pas la CEDEAO, mais nous partagions l’esprit ; c’est vrai que l’ultimatum a expiré sans que le capitaine Camara ne s’y engage, mais n’oubliez pas que, ce refus a été suivi de sanctions, embargo sur les armes, et une restriction de mouvements contre le capitaine Dadis et d’autres membres de la junte, le CNDD ne peut pas agir ainsi, à cet égard, tous les efforts seront faits pour les isoler, si en fait, ils continuent de défier, pas seulement la CEDEAO, mais l’Union africaine.

BBC : Comment aller vous faire cela ?

En alourdissant la sévérité des sanctions, c’est un processus graduel.

Audio en anglais BBC :

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