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Violences politiques -GUINEE-

9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 12:03


Le CNDD dans une panique générale au plus haut niveau devant la situation; étouffé par l’ampleur des évènements, cherche des boucs émissaires, pour jouer la victime; s’attirer la sympathie et la compassion, pour ce qui est arrivé au capitaine Dadis, en faisant passer l’attentat contre le capitaine Dadis pour un complot, un complot international, qui part de l’Elysée; pour, disent ces criminels, mettre à la tête du pays, leurs hommes (forces vives) qui vont vendre ce pays, et la CEDEAO également prend pour son grade, Ibn Chambas, le président de la Commission CEDEAO est attaqué par Idrissa Chérif, ministre chargé de Communication à la présidence.


"la France a voulu préparer un coup d'Etat en Guinée" accuse Idrissa Chérif dans un entretien accordé à la presse.


"Il y a trois jours de cela, le Ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner a reçu (l'opposant guinéen) Alpha Condé,
ensemble, ils ont appelé (le président de la Commission de la Communautééconomique des États d'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn) Chambas pour lui demander de faire des déclarations et essayer de prendre des contacts avec l'intérieur de la Guinée, afin de pouvoir préparer un coup d'Etat pour renverser le régime, en l'absence du chef de l'Etat", accuse-t-il.

"Ce n'est pas seulement un attentat qui a été préparé, mais un coup d'Etat, et un pays colonisateur de la Guinée a été nommément cité par ceux qui ont été pris. Ils ont dit qu'ils avaient été encouragés par certains services de nos colonisateurs
", avant de préciser "ce sont des services français".

Ce que dément Bernard Valero, le porte-parole du Quai d'Orsay : "Ce sont des rumeurs absurdes que nous démentons énergiquement, il n'y a pas de temps à perdre en polémiques stériles".

C’est si grotesque comme accusation, que le CNDD ne cherche pas à convaincre, mais à éviter le vrai débat, « leur départ du pouvoir », et à moyen terme, « la poursuite des responsables des massacres du 28  septembre, et pas les bandits utilisés pour commettre les crimes, et que le CNDD entend éliminer jusqu’au dernier, pour empêcher que la lumière soit faite sur ces massacres et les disparitions.

"Nous allons faire passer (les individus arrêtés) à la télévision et ils vont expliquer comment ça a été organisé
", martèle Idrissa Cherif. Mais tout ce qu’on a vu pour le moment, ce sont des images insoutenables de violence sur les présumés responsables des tirs sur le capitaine Dadis.

Le CNDD reproche à Ibn Chambas, le président de la Commission CEDEAO, d’avoir notamment déclaré mardi, dans un entretien accordé à un média international repris par la presse guinéenne, que "les putschistes devaient être ostracisés dans la région, en Afrique et sur la scène internationale".

Et toutes ces recherches de Toumba, ne peuvent être que de la poudre aux yeux, et un moyen inespéré, que le CNDD utilise pour justifier les violations de domiciles, les humiliations, les tortures, et une possibilité d’arrêter massivement les militants des forces démocratiques (forces vives), sous prétexte d’enquêter sur Toumba, et pour échapper à une marrée humaine dans les rues, pour exiger leur départ; pour ne pas précipiter la chute du régime qu’occasionneraient de nouveaux tirs sur la population civile, par certains officiers patriotes, qui pourraient prendre leur responsabilité, afin d’éviter d’autres troubles.

 A
lors on rentre dans les maisons, on perquisitionne, rançonne, et tout y passe, avec cet imparable prétexte : « la pourchasse de l’assassin du Capitaine Dadis » parce que, là aussi, avec le temps, dans les jours à venir, on saura que le capitaine, n’est pas sorti vivant du pays, sinon, comment a-t-il pu échapper, alors qu’Idrissa Chérif, expliquait, je le cite :"un
des gardes du corps s'est jeté pour protéger le président, ils l'ont tué (...) et le chauffeur aussi est mort,…tous ceux qui étaient avec le chef de la junte avaient alors été tués".   

Comment est il sortie vivant de la fusillade, et avec une blessure légère, mais Idrissa Chérif
qui ne fait pas mystère de ses mensonges, qui ne convainquent personne, même pas lui-même, même s’il reste indifférent sur la crédibilité que l’on accorde à ces propos, dont le but est de donner une thèse officielle qui les arrange sur le moment.

Quand ils penseront que tout est rentré dans l'ordre, on nous dira que le capitaine a succombé à ces blessures... 

A suivre…

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