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Violences politiques -GUINEE-

19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 15:14

"Le Gouvernement d'Afrique du Sud affirme qu'il enquête sur la présence de sud-africains, mercenaires chargés de la formation des milices de la junte"  a déclaré William Fitzgerald, Sous-secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Afrique à la BBC.

 
"Des mercenaires avaient été vus dans un camp au sud de la capitale guinéenne Conakry"
ajoute-t-il, et avant d’expliquer que les Etats-Unis étaient très préoccupés par le développement de la crise guinéenne.

Déjà en octobre il avait été signalé, une arrivée de trois Sud-Africains (Christo Delport, Eloff Meyer et Rudolf Muller, tous trois d’anciens membres de la police sud-africaine), confirmant que le CNDD a fait appel à une société militaire privée. Il s’agit d’Omega Strategic Services, installée à Dubaï et dirigée par des Sud-Africains.

Quelques jours après, un deuxième groupe de mercenaires recrutés par un certain Dereck Coetze qui dirige une autre société également implantée à Dubaï, Global Maritime Security Solutions, ont débarqué en Guinée.

 
Ayanda Ntsaluba, directeur général sud-africain des relations internationales, a assuré que "les allégations de la présence de mercenaires ont été prises au sérieux en raison des élections prévues en Guinée l'année prochaine" et poursuit : "cette allégation est qu'il y a un groupe de Sud-Africains, des mercenaires chargés en grande partie de la formation des milices recrutées sur une base ethnique, les partisans de la jeunesse militaire actuelle".

 
Il indiquer également que "l’Afrique du Sud a des lois strictes interdisant les activités de mercenaires, et que le gouvernement travaillera à établir la véracité des accusations ".

 Ces mercenaires auraient été recrutés par "des entreprises opérant en grande partie à Dubaï, mais cela doit encore être vérifié".

 
C’est un spécialiste des affaires militaires travaillant pour le journal sud-africain, Beeld, qui a rapporté le mois dernier qu'un "groupe de 50 Sud-Africains avaient été recrutés pour apporter un soutien armé au Capitaine Dadis Camara".


"Nous ne voudrions pas voir notre pays et ses citoyens impliqués dans des activités répréhensibles et, en particulier lorsque ces activités vont à l'encontre des politiques de l'Union africaine"
toujours selon Ayanda Ntsaluba, directeur général sud-africain des relations internationales.

 

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