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Violences politiques -GUINEE-

27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 22:40

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Kabine Komara qui se défini comme un pompier à la primature, est officiellement remplacé par le candidat des forces vives comme prévu par les accords de Ouagadougou.

Un premier ministre qui brandit les accords politiques de Ouagadouou pour l’obtention de l’ensemble des pouvoirs exécutifs :"il faut lire les accords de Ouagadougou", expliquait-il, dès la publication du décret de sa nomination; mais quand il s’agit de son éventuelle candidature, et sur du délai de six mois proposé dans ces accords; sa réponse reste très évasive, et renvoie au terrain, "c’est le terrain qui commande" ajoute-il à RFI.

Il y a deux jours, il confiait à VOA : "à mon avis, les six mois sont une indication, qu’il faut essayer de tenir", et d’ajouter "si on a les moyens abondamment avant, il se peut qu’on organise les élections avant; s’il y a pas les moyens, on va se corseter dans ce délai, mais si on se corsète trop,
on va faire des élections bâclées…"


Un avertissement sérieux aux partenaires qui doivent donner les moyens d’aller le rapidement aux élections ou un moyen d’obtenir les moyens de s’assurer un soutien populaire monnayé, pour se présenter aux élections contrairement aux accords de Ouagadougou ? Difficile de trancher.

Et en dépit de l’engagement de Jean Marie Doré devant le GIC-GUINEE, qui est allé lui demander des éclaircissements suite à ses interviews sur RFI et VOA, et au cours desquelles, il rejetait quelques points de l’accord de Ouagadougou, y adhérant à la carte, quand ça l’arrange; les brandisant pour légitimer ses intentions, mais les considère comme des propositions dès qu’on évoque sa possible candidature, et le délai de six mois pour retourner à l’ordre constitutionnel normal.

Les tractations commencées depuis sa designation n’ont pas encore permis de former un gouvernement, et se poursuivent encore, plongeant Jean Marie Doré, selon certaines indiscrétions dans des négociations intenses pour éviter le partage du pouvoir avec le mouvement social guinéen, qu’il chercherait à cantonner à une simple et passive représentation, "pas question de Ministres d’Etats", qui échapperaient à son contrôle, indique une source proche du général Konaté.

Pourtant le mouvement social est toujours en première ligne dans ce combat contre l’injustice, et pallie souvent au silence assourdissant des formations politiques, et à chaque fois que la situation devient tendue.

Kabinet Komara, dans son discours de départ de la primature recommande quatre priorités à son successeur, caractéristiques sa mauvaise foi, et toutes aussi déphasées avec l‘attente des guinéens en ce moment précis, qu’avec les accords de Ougadougou; décidément l’ouverture du général Konaté ne plaît pas seulement aux individus dangereux, et minoritaires au sein du CNDD, ceux que le général Konaté indique "connus, mais Dieu va les payer", monsieur Dadis ou la mort, Tiegboro, Kélétiui Faro, Pivi dans une certaine mesure…
 

Kabinet Komara se donne même le courage, avec une déconcertante légèreté, et une attitude scandaleuse, de se vanter de n’avoir pas démissionné après le 28 septembre 2009, sans fournir d'explication, c’est aux guinéens d’en juger. Aussi, il fournit dans un déni total des accords de Ouagadougou, quelques conseils et recommandations à Jean Marie Doré : monsieur le premier ministre, je sais que vous avez une feuille de route centrée sur le retour de l’ordre constitutionnel, autrement dit l’organisations d’élections libres et démocratiques dans notre pays; cependant, le banquier que je suis, sait que la réussite de tous les projets, qu’ils soient sociaux ou économiques, supposent d’abord que l’agenda des mesures politiques soit appliqué correctement…, cependant pour atteindre ce agenda, vous ne pourrez pas faire l’économie d’un certain nombre de chantiers, au nombre desquels, je me permettrai de vous citer quatre :

1. La restructuration de nos forces de sécurités, une reprise de la feuille de route qui devait être la sienne, si la démagogie n’avait pas vaincu les intentions de départ, à en croire le général Sékouba Konaté.

2. La réconciliation nationale, oui, mais avant de tourner la page, impossible, il faut la lire, et repartir sur de nouvelles bases comme le dit le général Sékouba Konaté,  surtout se prémunir contre toute répétition de ces violations graves de droits de l’homme, et pour cela, justice doit être rendue, et le auteurs poursuivis et punis, pour mettre en garde tout nouvel aventurier,  il Jean Marie Doré se met à parler dire que tout est priorité, mais tout le monde d’accord avec cette idée, oui, tout est priorité, mais la sienne, reste et doit rester l’organisation des élections auxquelles il ne participera pas, rien que la feuille de route tracée par les accords de Ougadougou.

3. Le rétablissement très rapide des relations avec la communauté internationale. De la bouche de celui qui, il y a, à peine deux mois, faisait campagne pour le capitaine Dadis, c’est tout simplement ahurissant, alors que son projet de toujours servir le capitaine Dadis, lui permettre de se maintenir, est à l’origine de la suspension de toutes les aides, et de la détériorations des relations de la Guinée avec la sous-région, l’Afrique, et la communauté internationale.

4. L
a promotion du plein emploi, on dirait un candidat aux élections, ou un premier ministre qui donne un conseil à un successeur élu, après la transition, conformement aux accords de Ouagadougou.

Donc, il faut rester attentif, puisqu’il n’est pas impossible également qu’après les reformes institutionnelles indispensables à la tenue des élections, que Jean Marie Doré, décide en application de ces textes de se présenter, puisque la constitution ne s’y opposera pas. Donc, il faut rester appliqué. Pourtant, le général Sékouba Konaté a encore redit aujourd'hui au camp Alpha Yaya, "le gouvernement a deux mission, la mission de partir et organiser des élections et la mission de restructuration de l'armée".

Mais lui, trouve d'autres priorités, que des thèmes de campagne.

Encore une fois vigilance, malgré l'espoir suscité.

Ecoutez Jean Marie  Doré, Premier ministre sur ses priorités :

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