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Violences politiques -GUINEE-

25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:41

 
Le Capitaine Dadis nargue le peuple, cherche le bras de fer, et comme si les attaques verbales contre les forces vives diffusées par la RTG, ne suffisent pas; Idrissa Chérif, le Ministre en charge de la Communication, à Ouagadougou, pour présenter les observations du Capitaine Dadis sur le projet d’accord de Blaise Compaoré, rejeté par les forces vives, sort ses provocations incessantes encore, pour imposer la candidature de Dadis, en annonçant d'exclure les anciens Premiers ministres de l'élection présidentielle, théoriquement prévue le 31 janvier, les accusant d'avoir pillé ou bradé le pays".

"Tous ceux qui ont géré le pays, qui ont goûté au poste de Premier ministre ne peuvent être candidats (à l'élection présidentielle) en Guinée",...le pays a été pillé, bradé par ces gens-là, on ne peut pas accepter ça. Ces personnes sont poursuivables sur le territoire guinéen parce qu'ayant géré et dilapidé les fonds publics",  a-t-il déclaré à l'AFP.

Il ajoute que "C'est la nouvelle Constitution que nous allons mettre en place qui dira qui peut être candidat (et) qui ne doit pas l'être. Mais on ne peut pas permettre à des gens qui ne sont pas propres de diriger encore notre pays".

A noter qu’il vise dans ses déclarations, trois anciens Premiers Ministres, Sidya Touré (juillet 1996-mars 1999), François Lonsény Fall (février 2004-avril 2004) et Cellou Dalein Diallo (décembre 2004-avril 2006).

Les accusant de tout pour mettre la pression, pour définitivement obtenir le but de ses stratégies à deux pièces : contraindre les forces vives à réclamer l’ouverture des élections à tous, et dont pourrait profiter le Capitaine Dadis, il (Idrissa Chérif) insiste "Certains ont vendu des usines, des sociétés d'Etat, d'autres ont pillé l'économie du pays. Ceux qui ont amassé des sommes colossales et qui ont acheté des maisons et des buildings, nous les avons tous recensés".

Quitte à provoquer un blocage des négociations, et pour accentuer la pression, dont l’objectif est d’imposer le Capitaine Dadis et truquer les élections, contrairement, à tous les engagements du CNDD depuis décembre 2008, il indique que "L'Etat a toutes les preuves nécessaires, ils vont nous démontrer où et comment ils ont eu cet argent", insistant que "c'est un problème interne guinéen qui ne peut être soumis à la médiation du président burkinabè Blaise Compaoré".

Mais le désormais Colonel Moussa Kéita finit par avouer les motifs des menaces proférées par Idrissa Cherif sur les anciens Premiers Ministres "nous sommes prêts à discuter sur tout ce qui semble être bon pour la Guinée, mais le départ de Dadis n'est pas à l'ordre du jour pour nous. S'il devait partir un jour, ce serait de la volonté du peuple de Guinée à ne pas voter pour lui".

Le capitaine n’ayant plus grand chose à réclamer vu la générosité du médiateur à leur égard, pour ne pas rester sans objection, contrairement aux propositions de Blaise Compaoré, qui demande que le Premier ministre vienne des Forces vives, le CNDD revendique sa désignation par "consensus", pour orienter les discussions sur les modalités d’application de l’inacceptable projet rejeté par les forces vives.

A suivre ...
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