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Violences politiques -GUINEE-

4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 11:49


Hier, le Médiateur Blaise Compaoré a demandé aux forces vives, "d’aller coucher sur du papier leurs préoccupations relatives au Conseil national de transition (CNT), au processus électoral...et les présenter aujourd'hui afin que les choses sérieuses commencent".

   

Mais, la question sur le départ immédiat du Capitaine Dadis avant toute discussion parait diviser au sein des forces vives divisées sur, même si le peuple peut se rassurer sur l'essentiel :le rejet de la candidature de Dadis aux prochaines elections.

Quelques avis :

- Jean-Marie Doré,(UPG) affirme : "
quand ça ne va pas, ça ne va pas... en Guinée ça ne va pas...Tout le monde est inquiet et il faut ramener l’ordre... permettre aux Guinéens de se retrouver... nous pensons qu’il (Président Compaoré) peut ramener les Guinéens à se retrouver..., Il y a une confusion sur la question du départ du président Dadis, car jusqu’à la fin du dialogue, notre interlocuteur est le président du CNDD ... c’est donc un non-sens d’exiger son départ ; avec qui nous allons discuter ?"

- Sidya Touré, (UFR) : "nous avons exposé les points de vue des forces vives au facilitateur, Blaise Compaoré, notamment sur l’insécurité grandissante vis-à-vis des leaders politiques et des syndicats ; sur la transition conformément aux accords d’Abuja".


- Celloun Dalein Diallo, (UFDG) : "nous attendons que le président Blaise Compaoré, dont les talents et l’expérience sont connus, les mette au service de la Guinée ». Sa position sur le départ du chef de la junte n’a pas varié d’un iota : « Nous attendons qu’il parvienne à convaincre Dadis de se retirer et à dissoudre le CNDD".  
 
Aboubacar Sylla (UFC) : "Ce sont des questions d’ordre humanitaire et sécuritaire, car nous avons en Guinée des blessés qui ont besoin d’être soignés, des corps que leurs familles n’ont pas retrouvés, des personnes qui ont besoin d’être évacuées à l’étranger, compte tenu de leur état de santé. L’insécurité a pris des proportions catastrophiques dans notre pays. La situation de crise a favorisé l’émergence d’une criminalité ciblée et les leaders politiques et sociaux ne se sentent pas en sécurité. Or on ne peut pas être dans des conditions mentales et intellectuelles pour pouvoir discuter de transition quand on a une épée de Damoclès qui pend sur votre tête. La question de la sécurité ne peut pas attendre".

- Alpha Condé (RPG), : "pas de négociation avec le chef du CNDD".

- Louncény Fall, (FUDEC) : "nous faisons confiance à Blaise... le chemin est balisé avec le travail fait par le Groupe de contact international (GTI) ...nos soucis sont liés à la libération des prisonniers, à la remise des corps des victimes aux familles et à l’interdiction aux soldats de se promener avec les armes dans les rues".

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 Mouctar Mamadou Diallo, (NFD) : "la commission que Dadis a mise en place, c’est de la diversion... il dit que ce sont les leaders politiques qui sont responsables... c’est lui, le boucher ...ce qui est clair, c’est que le capitaine Dadis est complètement disqualifié pour quoi que ce soit... il sera jugé par les structures internationales, les Guinéens et l’Histoire...;le Président Blaise Compaoré nous a appelé au dialogue. Il nous a demandé de prendre deux jours ou plus pour faire des propositions concrètes sur la transition, notamment sur la mise en place de notre organe qui va gérer la transition, sur les conditions d’éligibilité, etc. Il a heureusement compris la situation de la Guinée et a exprimé le caractère d’urgence qui doit présider au processus de résolution du problème guinéen. Mais, il doit absolument comprendre que la résolution de cette crise passe nécessairement par le départ du dictateur et sanguinaire capitaine Moussa Dadis Camara. Cela est incontournable  ". 

- Rabiatou Sera Diallo,(CNTG) : "nous attendons du médiateur qu’il nous aide à sortir la Guinée de la crise. Concernant la candidature du président Dadis, je dois avouer que, pour moi, il n’a pas encore dit qu’il serait candidat". 

Mariama Penda Diallo, syndicaliste guinéenne : "nous sommes venues ici pour être sûres que les femmes victimes ne seront pas oubliées et qu’elles seront représentées autour de la table. Et quand je dis femme, ce sont les femmes représentatives, compétentes et qui peuvent négocier. Parce que nous avons constaté que quand il faut déclencher la guerre ou des mouvements d’hostilité, les femmes sont exclues. Mais elles sont toujours les premières victimes, et des témoignages concordants font état de viols(...), car nous sommes les plus faibles physiquement et nous ne sommes pas armées. Nous voulons que les responsables de ces viols soient punis à la hauteur de leur forfaiture. Nous ne pouvons pas tolérer que les femmes soient toujours utilisées comme des armes de guerre à tout moment en Afrique. Nous voulons la paix et nous voulons également qu’on respecte la femme en tant qu’être humain."

 Au sortir de la prise de contact, le Médiateur Blaise Compaoré confie  : "ce matin, il s’est agi pour le médiateur d’écouter les forces vives et de faire une évaluation de la situation en Guinée...j’ai fait le constat que la situation est préoccupante sur les plans politique, économique, social et des droits humains... il faut réellement s’engager rapidement pour une sortie de crise, bien sûr, de mon côté, j’ai présenté une démarche de travail qui va commencer bientôt, demain. Je leur ai demandé de me fixer sur leurs idées, leurs pensées centrales sur la sortie de crise. Ainsi que leurs points de vue sur la nouvelle autorité qui a été préconisée par les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UA, sans oublier le chronogramme du processus et les conditions d’éligibilité. Tout cela va me permettre, avec les avis que je vais prendre du côté du CNDD, de faire la synthèse afin de discuter avec tout le monde".

 

 

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