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Violences politiques -GUINEE-

14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 00:49

 

    Depuis son arrivée à la primature, officiellement le 9 mars 2000, le dialogue, déjà inexistant, s’est rompu entre l’opposition et l’exécutif, conduisant à un boycott que l’opposition trouvait comme seul moyen de lutte.

      Elle a malgré les intimidations participé aux élections communales du 25 mai 2000; mais les violences contre les manifestants pacifiques et désarmés, dénonçant le retard dans la proclamation des résultats, le non respect des procédures électorales, menaces, pressions… Et quand les résultats seront publiés, la violence dans le pays, à Kankan, Labé, ainsi qu’à Kindia(plusieurs morts), conduiront finalement au report sine die des élections législatives prévues pour le 26 novembre.


       Monsieur Sidimé avait pour seul programme la réélection à vie du général.


       Puis c’est l’application de sa feuille de route, la reforme de la  LOI FONDAMENTALE DU 23 DECEMBRE 1990, l’objectif : maintenir  à vie le général au pouvoir, malgré l’opposition des partis politiques, de la société civile, l'inquiétude de la communauté internationale, et des partenaires au  développement de la Guinée.

        Résultats : «  98,36% de "oui", pour le mandat présidentiel de cinq à sept ans, sans limite d'âge et  du nombre de mandat ».

      Président,  lisez  la lettre ouverte Kassory Fofanah, elle mérite qu’une commission non pas d’orientation politique, économique et sociale, comme le préconisent certains conseillers pour monsieur Sidimé, mais une commission qui doit se pencher sur sa gestion de certains dossiers durant son passage à la primature.

      Si on peut constater des amateurs autour de vous, il se peut aussi que d’autres soient là pour empêcher ce pays de prendre un autre élan, un nouveau départ; vous parlez souvent de l’entourage du général Conté, à la base de la situation actuelle, alors monsieur Sidimé en fait partie intégrante, puisque le vide constitutionnel, les blocages qui ont amené l’assemblée nationale à perdre sa légalité, sans aucune légitimité d’assurer l’intérim, conformément à la constitution, sous peine de trouble général,  et ayant conduit le armée (CNDD) à prendre le pouvoir.

      Monsieur Sidime a déjà fait ses preuves mon président, il est l’un des artisans principaux de la situation actuelle du pays, avant même de se poser la question sur l’existence d’une telle commission dans le cadre de cette transition, et le rôle qu’elle serait amené à jouer, vous devez savoir que la présence de  monsieur Sidimé, dont la compétence ne fait pas l’ombre d’un doute, mais dont les pratiques laissent peu de souvenirs agréables, aurait jeté un doute sur vos intentions futures, et particulièrement le rôle qui a été le sien dans la révision constitutionnelle de novembre 2001, et durant toute sa présence à la tête de la primature.


     
Mais félicitation d’avoir annulé ce décret, et d’avoir rétabli les magistrats renvoyés séance tenante au palais du peuple dans leur fonction.


     
Vos colères sont compréhensibles, la lutte également que vous avez engagé dans la bataille anti-drogue, et votre courage croyez moi, sera toujours gravé dans nos mémoires, mais nous demandons à ce que les procédures judiciaires soient engagées contre ces présumés trafiquants, contre tous les presumés traficants durant la transition, pour permettre au gouvernement post-transition avec d’ex-généraux et autres dans les mains de continuer la lutte sereinement.

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