Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 02:10

 

  Président ! Vous avez réaffirmez votre intention de quitter le pouvoir après les élections de décembre 2009, c’est bien; bien pour vous, bien pour la Guinée. Vous avez également garanti dans le cadre de la transition de reformer l’armée, de la rendre républicaine, respectueuse exclusivement de sa mission : le maintien de l’intégrité du territoire national, notre protection et le libre exercice de notre souveraineté.

  Et même si vous avez, avec le général de brigade Sékouba Konaté, obtenu de l’armée un serment de fidélité, nous espérons et considérons que, cela vise avant tout, à vous rassurer de son soutien, et vous permettre de travailler dans la tranquillité.


  Président ! La place de l’armée dans l’Etat post-transition sans reforme est une aventure dangereuse; la Guinée Bissau est un parfait exemple de pays sorti d’une junte sans reforme de l’armée, pour un pouvoir issu des urnes alors que l’armée, de part l' histoire de ce pays, pas loin de notre deuxième république, s’est toujours immiscée dans les affaires politiques.

 Et chez nous à la sortie de la transition, nous allons nous retrouver avec deux bataillons autonomes de sécurité présidentielle, celui du général CONTE, pour l’instant tapis dans l’ombre, et le votre dirigé par le capitaine Claude PIVI.


  Le BASP du général Conté réprimait dans le sang toute manifestation, et le votre va jusqu’à se substituer à la police, et autorités judiciaires, avec le tempérament du capitaine PIVI, et le respect qu’il voue à l’autorité, ou à toute institution, y compris l’armée qu’il prétend défendre. Et vous savez que sans une reforme profonde de BASP, avec là aussi une mission bien précise : la sécurité du chef de l'Etat; nous allons nous diriger droit vers un retour à la case de départ après la transition.

  Et d’ailleurs, il n’est de secret pour personne et encore moins pour vous, que la chute de votre popularité est moins liée au discours du 15 avril :


que par la violence de certains hommes autour de vous, particulièrement le capitaine Claude PIVI, sorti de nulle part, passé en l’espace de deux ans, d’adjudant à capitaine (pour services rendus).


  Assassinats de civils qui réclamaient du pouvoir en place, ce qu’il revendiquait fin mai 2008 les armes à la main, puis de policiers, avant de tout emporter des commissariats, et suspendre les activités de la police. Se faisant rémunerer pour services rendus aux victimes de banditisme, et de reverser une partie aux soldats qui n’obéissent plus qu’à ses ordres, créant du coup pratiquement une armée parallèle, et maintenant son bureau des investigations criminelles pour intimider, séquestrer, extorquer des fonds... Et continuer à nourrir l’obéissance de ses hommes.


  Président, même si le capitaine Claude PIVI, a pesé très lourd pour que le choix du CNDD se porte sur vous, il n’est pas moins un danger pour la transition, et le pouvoir qui sortira de celle-ci.


  Président !!!!!Le peuple de Guinée attend de vous autant de courage, sinon plus, que celui qui à été le votre dans le cadre de la lutte anti-drogue, pour surmonter un obstacle indispensable à la réussite de la transition :


   L’ARRESTATION PURE ET SIMPLE DU CAPITAINE CLAUDE PIVI et sa milice, L’ARMEE GUINEENNE, LA MAJORITE SILENCIEUSE DE L’ARMEE, CELLE QUE LE GENERAL CONTE A LAISSE, ECRASEE PAR DES ELEMENTS INCONTROLES SERA A VOS COTES.

Partager cet article
Repost0

commentaires