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Liberation: Qu'avez-vous observé lundi à Conakry ?
Notre manifestation, tout à fait pacifique, est rentrée dans le stade. Quant tout le monde était coincé à l'intérieur, les bérets rouges, la garde présidentielle de Dadis Camara, ont commencé à frapper tout le monde avec leurs armes et des matraques. J'ai moi même été blessé à la tête et à la main. La majorité des femmes présentes ont été agressées sexuellement. Les militaires les ont violées avec le canon de leur fusil. Presque toutes sont sorties nues du stade, humiliées.
Liberation: Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, a déclaré ne pas contrôler ses troupes. Qu'en dites-vous ?
Il ment. L'ordre de sévir est venue de la présidence. Son ministre de la sécurité était présent et c'est son propre aide de camp, le lieutenant Toumba, qui commandait les bérets rouges. Ces derniers, recrutés en Guinée Forestière, sont des anciens miliciens de l'ULIMO, le groupe rebelle impliqué dans la guerre civile au Liberia. On reconnaît leur méthode : se droguer, boire, et violer les femmes.
Liberation: Qu'attendez-vous de la communauté internationale ?