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Violences politiques -GUINEE-

23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 22:06

  
Au cours de sa première visite en tant que "facilitateur", le 5 octobre, en Guinée Blaise Compaoré avait proposé au CNDD et aux Forces Vives de les recevoir à Ouagadougou pour qu'ils renouent le "dialogue politique".

La première rencontre de Ouagadougou est maintenant programmée pour le 2 novembre, selon Bah Oury (UFDG) :"Nous allons à Ouagadougou le 2 novembre pour répondre à une invitation du médiateur. Mais il n'est pas prévu une rencontre avec le CNDD, ... " nous demandons leur départ et nous comptons sur l'habileté politique et l'intelligence du médiateur pour faire aboutir cette demande"                   


  Bah Oury indique également que la délégation sera "homogène, et composée de partis politiques, la société civile et les syndicats".

  Mais d'abord, les Forces Vives réclament aussi la sécurité :"Nous avons insisté auprès du médiateur pour obtenir un geste d'apaisement d'ici cette date, le 2 novembre, en réclamant la libération des personnes détenues", puis demandent que ces libérations soient effectives, malgré le démenti du CNDD, alors que le Thierno Maadjou Sow, président de l'organisation guinéenne des droits de l'Homme (OGDH), témoigne que : "Nous recevons des plaintes du matin au soir de parents de personnes disparues".

 
C'est ainsi qu'une liste de 80 personnes disparues depuis le 28 septembre avaient été remise à Conakry à Haïlé Menkeriosau, sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires politiques, pour  la mise en place prochaine d'une commission internationale d'enquête. 
 

 Selon Mouctar Diallo (NFD), c'est le GIC-GUINEE "qui nous a demandé d'accepter cette médiation", "mais si nous partons à Ouagadougou, c'est pour parler avec Blaise Compaoré, pas pour parler avec la junte",..."les préalables que nous avions posés feront l'objet de discussions. L'important, c'est que nous ayons gain de cause sur nos revendications, notamment le départ du chef de la junte, la mise en place d'un gouvernement de transition, la création effective de la commission internationale d'enquête sur le massacre du 28 septembre et la libération de tous ceux qui restent détenus depuis", a ajouté-t-il.

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