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Violences politiques -GUINEE-

15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 16:34

  En écoutant les déclarations de Jean Paul Diaz le leader du Bloc centriste Gaindéé (Sénégal), on se rend compte qu’il fait d'une peirre deux coups, il recherche finalement à la fois les bonnes grâces de Wade, et cherche à honorer le contrat de publicité avec le CNDD en mal de soutien, et il se permet comme bien de politiciens en difficulté au sein de sa famille politique, de se faire de la publicité malsaine dans le dos des intérêts du peuple guinéen. Sachant pertinemment qu'il sera repris par tous les médias, en soutenant la dictature militaire en Guinée.

 D'abord il affirme s'étonner de l’attitude de l’opinion publique et de la presse sénégalaise, qu'il accuse de verser dans le sensationnel au lieu de se dresser contre les supposées menaces proférées en direction des sénégalais en Guinée, allant jusqu'à employer le terme  "terrorisme" sur pure intoxication orchestrée par le CNDD. 

 Il ajoute :"on dit que le président Wade soutiendrait le fait que le Capitaine Moussa Dadis Camara puisse être candidat lors des élections présidentielles à venir. Et alors ? Le Chef de l’Etat sénégalais a le droit et la liberté de le faire". Et en dépit du démenti par ce dernier dans un communiqué sous la pression régionale et internationale, il a la conviction que c’est son point de vue.

 Il qualifie la Raddho pour avoir condamné le massacre du 28 septembre d'organisation "droit de l’hommiste", et leur demande de sensibiliser les guinéens vivant au Sénégal sur les conséquences imprévisibles de toute agression massive de sénégalais en Guinée

 En vue de continuer à exister politiquement au Sénégal, il reprend l'argument de Wade qui soutient :"à la mort du président Lansana Conté, le pouvoir était en situation de vacuité. Fallait-il laisser l’intérim s’assurer par l’Assemblée Nationale et son président alors que le mandat de l’institution parlementaire avait expiré depuis 2 ans ?" Assurément NON, s'empresse-t-il de répondre. 

 Et après avoir reconnu que Dadis avait déclaré ne pas souhaiter être candidat aux futures élections, il poursuit :"il convient de reconnaître au Capitaine la possibilité de se porter candidat", puis rajoute :"ses détracteurs s’accrochent à sa déclaration initiale de non candidature;... où étaient ces personnes sous Sékou Touré ou le général Conté ? De ce point de vue, par rapport à ses prédécesseurs, le Capitaine Moussa D.Camara c’est le dispensaire face à l’hôpital..., et peut-être mieux formé que feu le Général Conté"…, "il parle couramment l’allemand contrairement à Sékou et Conté qui ne parlaient aucune langue étrangère". 

  Il insinue l'existance de"plusieurs indices démontrant que ce tir de barrage est sous-tendu par des déviances et non-dits ethniques voire religieux irrecevables en démocratie".

 Et pour affaiblir l’UA, il allègue que  "l’Union Africaine, elle n’a rien à dire. Dadis et ses compagnons ne disposant pas de biens ou de comptes bancaires à l’étranger...; ses pretendues sanctions seront inopérantes. A propos des voyages à l’étranger, Dadis n’a pas la bougeotte; donc ce sera sans effet", puis demande :"où était l’Union Africaine (et l’ex-OUA) quand les divers putschistes africains se sont présentés à des élections présidentielles ? Quand des chefs d’Etat tripatouillaient les constitutions pour demeurer au pouvoir modifiant les règles du jeu pendant le jeu ? Quand ils organisaient et réussissaient des successions « monarchiques » ? Quand ces mêmes sombraient dans les violations des droits humains voire la dictature, le pillage des ressources économiques de leurs pays etc" .

il fustige "l’attitude de l’Union Africaine qu'il traite d'injuste, tout comme celle des médias qui abondent dit-il dans le sensationnel, celle du gouvernement français, conciliant avec Conté mais qui pense pouvoir donner des leçons aux jeunes dirigeants de Guinée"; trouvant que nul n’a proposé à Dadis et à ses compagnons une quelconque alternative en contrepartie d’une non candidature. Se limiter à vouloir les cantonner à un retour pur et simple dans les casernes est injuste, simpliste et irresponsable. 

Terminant
son cinéma motivé à coups de billets de banque pour honorer le contrat avec le CNDD que les récentes délégations du CNDD lui auraient filés par :"je soutiens que l’actuel Président de la République de Guinée doit pouvoir se porter candidat".

 

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