Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 14:13

mouctar diallo
A la veille de son départ pour Conakry ce vendredi 22 janvier, le leader de NFD, a eu un entretien téléphonique avec le bureau de Guinéenews©, à Bruxelles. Resté à l’étranger après les négociations de Ouga 3, comme la plupart des leaders politiques Guinéens pour des raisons de sécurité et médicale, le numéro un de la Nouvelle Force Démocratique décide enfin de rentrer au pays.

Dans l’entretien qui suit le leader de la NFD, Mouctar Diallo a livré ses impressions par rapport à l'évolution de la situation en Guinée 24 heures après le retour au bercail du général de brigade Sékouba Konaté.

Guinéenews© : Avez-vous reçu des garanties par rapport à votre sécurité, vu que récemment il y avait une polémique à ce sujet entre vous et le porte parole des Forces Vives M. Jean Marie Doré ou c'est plutôt le retour en Guinée du général Sékouba Konaté qui vous rassure ?

Mouctar Diallo :
Mon séjour à l’étranger était dû à deux causes. La première est d’ordre médical après ma blessure au stade le 28 septembre et la deuxième est d’ordre sécuritaire. Les responsables de NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) estiment que ces deux problèmes sont résolus et donc je peux rentrer maintenant. Mais avec ou sans unité de protection de l’État, je vais rentrer en Guinée pour continuer le combat avec le peuple pour la démocratie, la justice et le progrès en Guinée. Avant tout, je compte sur Dieu et je suis avec le peuple. N’oublions pas que beaucoup de Guinéens ont déjà perdu leur vie pour la cause nationale et donc le combat doit continuer pour que leur sacrifice ne soit pas vain.

Guinéenews© : Avez-vous déjà votre équipe de protection en place, à l'instar de certains leaders politiques à Conakry?

Mouctar Diallo :
les responsables de NFD qui sont à Conakry ont fait les démarches auprès de qui de droit pour que ma sécurité soit assurée à l’instar des autres leaders politiques. Donc, en principe mon unité de protection sera disponible à mon arrivée.

Guinéenews© : Avez-vous des contacts réguliers avec les autres leaders politiques pour parler de la transition, vu que la plupart sont toujours à l'étranger ?

Mouctar Diallo :
Bien sûr, je suis en contact permanent avec les autres leaders tant ceux qui sont en Guinée que ceux qui sont à l’étranger pour échanger et harmoniser nos points de vue sur les questions d’intérêt national qui nous interpellent tous.

Bien que je ne sois pas en Guinée, je continue la lutte sous d’autres formes.

Guinéenews© : Quelle est votre réaction par rapport à la future nomination de M. Jean Marie Doré au poste de premier ministre ?

Mouctar Diallo :
NFD est membre du Forum des Forces Vives et par conséquent il est lié à la décision de celui-ci consistant à proposer monsieur Jean Marie Doré au poste de premier ministre. Nous espérons qu’il saura mieux porter et défendre les préoccupations légitimes des Forces Vives dans l’intérêt de tous les Guinéens. Et qu’il travaillera en synergie avec les Forces Vives pour conduire efficacement la transition devant aboutir au bout des six (6) mois à des élections crédibles. En tout cas, l’enjeu et le défi de la transition sont tellement grands que lui et son équipe gouvernementale n’auront aucun droit à l’erreur après toutes les victimes que nous avons connues depuis juin 2006.

Guinéenews© : Vous rentrez en Guinée quand ?

Mouctar Diallo :
le vendredi prochain, le 22 janvier 2010 à 11 heures, je serai à l’aéroport de Conakry par Mauritania Airways en provenance de Dakar.

Force est de constater que si le président par intérim n’arrive pas à se défaire de ses compagnons d'arme, il est fort à parier qu’on va assister à un éternel recommencement. Les accords de Ouaga en disent long sur la suite des événements. La Guinée est un pays de paradoxe, car au lieu que les négociations ne se passent entre les tenants du pouvoir le CNDD et les acteurs sociopolitiques, on a assisté plutôt à une médiation entre CNDD version Dadis d’un côté et CNDD version Sékouba de l’autre. Mais pourquoi alors aller jusqu’à Ouaga pour pouvoir négocier un partage de pouvoir entre clans rivaux du CNDD ?

La prudence est de mise car le CNDD s’est déjà taillé la part du lion en prenant soins de baliser tous ses intérêts avec 10 ministères clés en poches, ce qui annonce les couleurs de la transition. Un gouvernement dans un gouvernement avec un PM sans pouvoir.

Propos recueillis par Bassamba Diallo

Partager cet article
Repost0

commentaires