Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:53


 Ce matin un adolescent a été tué par des militaires à Conakry, où les exactions se poursuivaient après la  répression sanglante d’hier.

 

La répression dans le sang par les forces de sécurité a fait 128 victimes au moins à Conakry.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré " l'usage excessif de la force contre les manifestants " et " appelle les forces de sécurité à la retenue ", dans un communiqué diffusé lundi soir. "Il est choqué par les pertes en vies humaines, le nombre élevé de blessés et la destruction de biens, suite à l'usage excessif de la force".

 

  la France a condamne "avec la plus grande fermeté" la "répression violente" et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

 

Un responsable de la police sous couvert de l'anonymat a indiqué : "il y a 87 corps ont été ramassés dans et autour du stade après le passage des militaires".

 

Une autre source médicale, à l'hôpital Ignace Deen de Conakry, a assuré à l'AFP qu'un camion militaire était venu pour ramasser des "dizaines de corps", emmenés vers "une destination inconnue".

 

Un membre de la Croix-Rouge a également évoqué "une volonté de dissimuler les corps des victimes".

 

L'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, candidat à l'élection présidentielle et dirigeant de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UDFG, opposition), a raconté à l'AFP que des militaires lui avaient "cassé deux côtes" et l'avaient blessé à la tête "à coups de crosse".

 

"Il y avait une volonté délibérée de nous éliminer aujourd'hui, nous, les opposants", a déclaré l'ancien chef de gouvernement Sidya Touré, leader de l'Union des forces républicaines (UFR, opposition), également blessé à la tête.

 

Ces deux opposants ont été conduits au camp militaire Alpha Yaya Diallo, siège de la junte, puis transportés dans une clinique pour y être soignés. Leurs maisons ont ensuite été pillées par des militaires, selon des témoins.

"je suis très désolé, très désolé" dit-il après avoir ordonné de réprimer par tous les moyens lA manifestation.

 

  

Partager cet article
Repost0

commentaires