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UFDG-France « Jean-Marie Doré, premier ministre ad vitam æternam au prix du boycotte de la transition »

 

logo_ufdgL’œuvre d’un homme est la mesure de sa grandeur. C’est pourquoi la plus part des hommes sensés tiennent à laisser trace de leur vie, par des œuvres gigantesques. D’ailleurs beaucoup sont prêts à consentir d’énormes sacrifices pour que leur nom soit lié à tel ou tel évènement ou réalisation. L’exemple le plus frappant et le plus récent à citer est l’œuvre monumentale de Nelson Mandela, qui après 27 ans de prison, fonda les bases de ce qu’on appelle aujourd’hui la nation arc-en-ciel, qui vient d’organiser la première édition de la coupe du monde de football en terre Africaine.

 

Mandela qui a fait abstraction de sa souffrance personnelle pour bâtir cette belle nation restera à jamais dans la mémoire collective Sud Africaine et internationale.

Cette chance, il faut l’admettre, ne s’ouvre pas tous les jours à tout le monde. Elle sourit le plus souvent à des hommes et femmes qui ont le flair de l’identifier comme telle et de la saisir comme une fenêtre d’opportunité ouverte vers la marche et l’histoire du monde.

Dans l’histoire récente de notre pays, cette fenêtre s’est ouverte à trois personnes, souvent dans des situations difficiles voir chaotiques vécues par le peuple de Guinée. On se rappelle de la gloire qui tendait les mains à Monsieur Lansana Kouyaté, lorsqu’il fut nommé premier ministre de consensus après les terribles évènements de janvier-février 2007. Il y a eu ensuite les portes de l’histoire de notre pays qui se sont ouvertes à Kabinet Komara, lorsque Monsieur Dadis Camara et le CNDD ont pris le pouvoir après la mort du Général Lansana Conté.

Mais l’homme le plus chanceux qui a été gâté par la générosité de la nature est certainement Monsieur Jean-Marie Doré. Monsieur Doré qui, après les tristes évènements du 28 septembre 2009 et la tentative d’assassinat du capitaine Dadis Camara, s’est vu confié les clefs de la maison Guinée pour la remettre dans le sens de la marche du monde démocratique. Monsieur Doré a fait presque l’unanimité au tour de sa personne, pour occuper le poste de premier ministre de la transition comme le stipule les accords de Ouaga, dont je vous fais grâce.

Monsieur Doré s’est vu offert sur un plateau doré, comme son nom, l’occasion unique de rentrer dans le club fermé des grands hommes qui ont marqué l’histoire de notre continent ces dernières années. Il a eu la noble et l’exaltante mission de diriger un gouvernement qui était censé conduire notre pays à un régime démocratique, après cinquante année de dictature militaire et civile, aux conséquences politiques, sociales et économique dramatiques.

Monsieur Doré, dans l’exercice de sa mission s’est vu gratifié de tous les outils institutionnels et politiques transitoires. Il n’avait qu’à les guider pour que les Guinéennes et les Guinéens, ses compatriotes qui ont tant souffert, disent enfin ouf !!! Et parmi nos populations beaucoup ont cru que cette fois est la bonne et que Monsieur Jean-Marie Doré est l’homme de la situation.

Le 28 septembre 2009 Monsieur Doré est devenu héros par la maltraitance qui lui a été réservée par les hommes du capitaine Dadis Camara. A partir de là, son ancrage dans l’opposition au capitaine Dadis et au CNDD a été réellement reconnu malgré le doute et les réserves de certains à son égard.

Aujourd’hui, c’est malheureusement cet homme sur le quel le peuple a placé sa confiance, qui est entrain de torpiller la transition et l’aspiration démocratique de notre pays. Il désoriente la marche normale du pays vers le sens démocratique. Il foule par terre la volonté populaire. Il piétine les ambitions d’une nation et se moque comme d’une guigne de la souffrance des ses compatriotes.

C’est en effet, étonnant de voir Monsieur Doré entouré d’une partie de son gouvernement, dire à la face du monde « que la Guinée n’est pas prête pour le deuxième tour » alors que cette même Guinée vient d’organiser un premier tour avec 24 candidats. Peut être que Monsieur Doré a perdu ses notions de mathématiques car il me semble que deux est inférieur à vingt quatre (2<24). Il faudrait peut être consulté les experts mathématiciens, mais je doute fort qu’ils disent le contraire, que deux est supérieur à vingt quatre.

Alors si les experts mathématiciens nous confirment que deux est bien inférieur à vingt quatre (2<24), nous irons voir les experts en sciences politiques pour qu’ils nous confirment bien : qu’il est plus facile d’organiser une élection avec deux candidats qu’une autre avec vingt quatre. Dès lors nous irons voir les psychologues et les psychanalystes pour nous aider à rafraîchir la mémoire de Monsieur Doré sur ces deux données essentielles : « deux est inferieur à vingt quatre » et « il est plus facile d’organiser une élection avec deux candidats qu’une autre avec vingt quatre ».

Alors si on a fait tous ces efforts pour Monsieur Doré et qu’il n’arrive pas à comprendre nous devons nous interroger, nous même, sur l’autisme de cet homme en qui nous avons porté nos espoirs.

Je vais anticiper car j’ai le pressentiment qu’il ne voudra pas comprendre et je vais vous fournir l’élément qui fonde l’autisme de notre homme.

Vous vous souvenez bien que le professeur Alpha Condé, en lice pour le deuxième tour, a signé un accord d’alliance avec Monsieur Papa Koly Kourouma, arrivé cinquième avec un peu plus de 5% des voies. Il est stipulé dans cet accord d’alliance que le poste de premier ministre reviendrait à la mouvance de Monsieur Papa Koly Kourouma. Mais Monsieur Alpha Condé qui est malin a volontairement omis de dire à l’opinion publique nationale et internationale, qu’en réalité, il a promu à  Monsieur Papa Koly Kourouma de garder Monsieur Doré à la primature.

Et voila tout ce qui fait que Monsieur Doré fait preuve de tant de sagacité et de zèle pour saboter la transition. La stratégie est simple : gagner du temps. Elle consiste à user de tous les moyens pour gagner le temps qui permettra d’affiner la stratégie de fraude et de manipulation électorale afin d’introniser Monsieur Alpha Condé au soir du deuxième tour, en lieu et place du vote populaire. Voila pourquoi Monsieur Doré et le clan de Monsieur Alpha Condé usent des manœuvres dilatoires pour repousser aux calendes grecques le deuxième tour. 

Alors, quand on a compris cela, qu’est ce qui nous reste à faire, je dirai pas grand chose, car il s’agit juste de faire sortir le peuple dans la rue. Partout dans le monde où il y eu des changements démocratiques, le peuple a fait des sacrifices, puisque par nature les hommes s’accrochent à leurs avantages, en l’occurrence là Monsieur Doré se scotche à son poste de premier ministre. Mais il doit savoir que le peuple de Guinée a fait d’énorme sacrifices et qu’il est prêt en faire plus encore et ce jusqu’à la libération de notre pays.

En tenant compte de ce qui vient d’être dit, la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinées (UFDG) en France et ses alliés exigent de la CENI et aux institutions de la transition qu’elles fixent une date la plus courte possible, au plus tard le 22 août 2010 pour la tenue du deuxième tour, afin que le peuple choisisse en toute liberté entre Monsieur Cellou Dalein Diallo et Monsieur Alpha Condé.

Nous demandons par la même occasion, que toutes les dispositions soient prises pour le bon déroulement de ce deuxième tour et que les ratés du premier tour soient corrigés.

Si la CENI et les organes de la transitions se refusent de retenir cette date, nous exigeons des instances nationales des partis composant notre coalition de mobiliser les militantes et les militants pour une grosse manifestation afin d’obtenir le respect des dispositions légales et réglementaires pour l'organisation de ce deuxième tour pour le 22 août 2010.

Pour ce qui est de la France nous envisageons d'ores et déjà une forte mobilisation en vu d’une manifestation à Paris afin de dénoncer aux yeux de l’opinion publique française et internationale les manœuvres de Monsieur Doré et de son gouvernement, qui ont décidé de marchandé la transition vers un régime civil et démocratique.

Nous rappelons également que les manifestations populaires dans la voie publique est une forme d’expression démocratique, que personne ni aucune autorité ne saurait censurer. Le monopole de la rue n’est l’apanage de personne et ni d’aucune autorité, elle est l’émanation d’un désir profond des groupes d’individus qui souhaitent exprimer pacifiquement leur sentiment. Ce droit personne ne doit en être privée et le peuple est libre de se l’approprier à chaque fois qu’il éprouve le besoin.

Nous espérons que la CENI, chargée d'organiser les élections et les institutions de la transitions épargneront notre pays d’un tel recours et que le bon sens reviendra très rapidement dans les esprits tous et de chacun.

 

La cellule de communication de la fédération UFDG de France

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