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Les guinéens de France se préparent à une manifestation contre le comportement de Jean Marie Doré, qui explique :" la date du 27 juin a été imposée par la communauté internationale"

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A Paris, suite aux agissements et différentes déclarations du premier ministre, qui tendent à remettre en cause la tenue du second tour dans les délais; cherchant encore à violer la constitution et le code électoral; en érigeant des obstacles qui freinent le processus; l’incompréhension s’est emparée des guinéens; mais d’après un membre des forces vives France, un gigantesque rassemblement, à la hauteur des dérives de Jean Marie Doré, se prépare activement, et pourrait se tenir dans les tous prochains jours.

Parmi les revendications de ces guinéens, figurent la réclamation de son départ de la primature, si aucun changement n’intervient dans ses actes néfastes contre la transition.

 

Selon toujours cette source, des discussions informelles entre des membres des forces vives se tiennent présentement pour s’accorder sur ces réclamations; certains exigent sa démission, ou son limogeage par le général Konaté; mais pour d’autres, même si cette solution est toujours, celle qui arrive en premier lieu, quand on observe le comportement de Jean Marie Doré depuis sa nomination; il ne faut pas s’écarter de l’objectif; car ça produirait l’effet contraire à ce but, qui demeure d'exiger l'organisation du second tour, suivant les indications de la CENI (22/08/2010).

 

Ils entendent ainsi faire pression constamment sur Jean Marie Doré, tout en demandant au général Sékouba Konaté de rééditer l‘exploit de Ouagadougou du 15 janvier 2010; lorsque son patriotisme confirmé à plusieurs reprises, s’est matérialisé par cette proposition de sortie de crise. Lui demandant aussi de faire respecter le code électoral en suivant la proposition de la CENI.

 

Jean Marie Doré aurait du remercier le Bon Dieu de lui avoir épargné l’humiliation vécue par Lounsény Fall, Kassory Fofana….Des personnages qui se prenaient pour des hommes politiques de premier ordre; alors qu‘ils ne pèsent rien dans l‘opinion publique. Il devait profiter; plutôt aurait du profiter de cette chance pour marquer son passage à la primature, pour laisser son nom sur les plus belles pages de l’histoire de la Guinée; comme le général Sékouba.

 

«Mais ce comportement ne surprend personne», indique cette source; «nous n’accepterons jamais que quiconque porte atteinte aux acquis obtenus dans le sang; et encore moins d’un premier ministre qui trouvait déjà la déclaration conjointe de Ouagadougou très bizarre».

 

Sans remonter aux années Sékou Touré, et son rôle dans les dénonciations, à la suite du débarquement du 22 novembre 1970; et en restant sur l’année 2009-2010; ce bavard né, volubile dans le vide; n’était-il pas celui qui avait la charge de remettre le chronogramme proposé par les forces vives au capitaine Dadis, le 28 mars 2009; une proposition qui prévoyait :

Elections législatives : 11 octobre 2009.
1er tour des élections présidentielles : 13 décembre 2009.
2ème tour des élections présidentielles : 27 décembre 2009.

 

Curieusement, Jean Marie Doré juge que quatorze jours entre les deux tours étaient suffisants en 2009; mais pas en 2010. A un moment, où le risque de voir l’armée conserver le pouvoir était plus élevé qu’aujourd’hui. Pour emprunter son terme,  moi aussi, je trouve ça «très bizarre».

 

Jean Marie Doré n’avait-il pas déclaré aussi, qu’il s’est rendu au stade du 28 Septembre seulement pour convaincre les autres leaders de se soumettre aux injonctions du capitaine Dadis, en mettant fin à la manifestation ? Mais malheureusement pour lui, les militaires n’avaient pas pu faire de distinction entre les vrais opposants à la présence des militaires au pouvoir et Jean Marie Doré.

 

Le 28 avril dernier, il avait également émis une «préférence pour une adoption de la constitution par voie référendaire»;  sans se soucier ne serait-ce que de l’aspect financier de cette proposition; de qui allait financer son referendum? Pendant qu’il déclarait dans les medias : « les gens promettent de l’argent, …si les fonds ne sont pas décaissés à temps, vous comprenez, il va y avoir du retard»; Mais son objectif reste la prolongation de la transition; pour continuer à engager la Guinée pour des décennies; afin de rénover, et acheter ses maisons.

 

Et pire encore, il déclare que la «date du 27 juin 2010 a été imposée par la communauté internationale»; des mots que j’aurais attribués à Idrissa Chérif,  ou à monsieur Dadis ou la mort; ou Tiegboro et Pivi d’avant le 15 janvier 2010; si on m’avait demandé de deviner leurs auteurs.

 

Il remet en cause les prérogatives exclusives de la CENI sur l'organisation des élections, puisque le code électoral précise très clairement dans son article 2 :

- La commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est chargée de l’organisation de toutes les élections et du referendum en République de Guinée.

- Elles est techniquement aidée par les départements ministériels concernés par le processus électoral notamment le ministère en charge de l’administration du territoire.

Il réclame étonnamment la déclaration de Ouagadougou, qu’il trouvait bizarre pour forcer l’immixtion du MATAP au-delà de l’assistance technique, que le code électoral lui a confiée; pour intimider les préfets, qui majoritairement semblent très soulagés, d’avoir été déchargés de ce fardeau, forcer de trafiquer les chiffres pour l’exécutif sortant (général Lansana Conté). Et dans cette déclaration, il n’y a aucune mention attribuant l’organisation de l’élection présidentielle au MATAP, son rôle se limite à l'assistance technique, voilà, et c'est tout.

 

Vous savez aussi qu'à sa nomination, il a fallu l'intervention du groupe international de contact sur la Guinée(GIC-GUINEE), pour qu'il s'engage de pas tenter de se présenter.

 

A propos de la première commission ad hoc, créée en 2009, pour évaluer l'état d'avancement du processus électoral, afin de corriger les problèmes d'application du chronogramme, proposé par les forces vives; à la première session du GIC-GUINEE; c’est le doyen Doré, lui même,  qui avait proposé sa création, en forçant la main de Rabiatou Sera Diallo, sans consultation des autres membres des forces vives; et vous êtes au fait aussi que, les recommandations qui sont sorties de cette commission dépassaient ses attributions.

 

Mais depuis, heureusement d’ailleurs; Hadja Rabiatou Sera Diallo a beaucoup appris, et surtout à se méfier de Jean Marie Doré.

 

Ecoutez le, c’est hallucinant; aussitôt après avoir demandé au journaliste de Rfi matin de consulter les accords de Ougadougou pour mesurer l'étendue de ses pouvoirs; le soir, il ne reconnait plus les accords.

 

Se faisant carrément porte-parole d’Alpha Condé, défendant les mêmes positions, même si leurs intérêts à longs terme divergent; répétant mot pour mot, comme un perroquet, l’inacceptable exigence, qui ne tient aucunement compte de la constitution et du code électoral de notre pays.  

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