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Violences politiques -GUINEE-

9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 06:29

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Avant-hier, N Körö Alpha a donné sur RFI, une interview qui a suscité beaucoup de polémiques, notamment sur le net; et dans le pays, où les hommes d’affaires commencent à se poser des questions sur la liberté sous la Guinée de NKörö Alpha; où apparemment, « des hommes d’affaires, qui travaillent dans le respect des lois du pays, qui payent leurs impôts, et créent des emplois…, peuvent du jour au lendemain devenir délinquants, pour avoir soutenu un candidat autre que le vainqueur »; la deuxième après France 24, qui s’est précipitée, et pas par ignorance des règles de la déontologie du journaliste; qui devait leur dire stop; même si vous militez pour un candidat, il y’a une contestation devant la cour suprême; alors Alpha n’est pas encore président; il nétait pas encore confirmé par la cour suprême.

 

 La cour suprême a bien récidivé, fidèle à ses pratiques habituelles; cest elle qui nous expliquait en 1993, de concert avec la RTG, que la Guinée vient de connaitre sa première élection libre et transparente; et 1998 idem; après la modification constitutionnelle en 2003 pareillement; et aujourd’hui, la RTG pour une quatrième fois, retourne à nouveau comme si nous nétions pas là toutes ces années; avec «Alpha Condé, élu dans les premières élections présidentielles libres, démocratiques, et transparentes».

 

 La cour suprême na pas failli à sa réputation dincapable dassumer dans le patriotisme, la charge confiée par le peuple; mais les historiens auront le temps dy réfléchir et den débattre; elle confirme ce pacte dAlpha Condé, Sékouba Konaté; et Bernard Kouchner, avec la bénédiction de sa très haute excellence Blaise Compaoré, la complicité du roi Mohamed VI; avec lappui dAbdoul Diouf, secrétaire général de lOIF; la première institution qui doit séloigner de nos affaires; pour soccuper de sa vocation dorigine; ou alors qu’elle cesse de jouer le rôle que Bernard Kouchner a voulu lui confier à Montreux, «la reconstitution de la France-à-fric». Combien de français ont une seule fois vu la couleur de billets de ce pillage dont lAfrique a toujours été victime, et continue de subir encore aujourd’hui; cependant, cest maintenant plus sournois; avec leur idée des lumières, quil faut imposer, sil le faut par la force; mais sur le terrain, cest le contraire; ces réseaux dont l‘Afrique pensait s‘être débarrassés reviennent en force, seulement désormais, ils sont dirigés au cœur de l’Afrique; financés, et pilotés par des africains; que personne ne se voile la face; l’Afrique de l’Ouest francophone est dirigée par sa majesté, si je peux me permettre, puisqu’excellence, je pense ne suffirait pas pour magnifier la grandeur de l’homme; tenez-vous bien; le seul chef d’Etat, qui a changé sa constitution, sans que personne ne dise un mot; ni la CEDEAO, ni l’AU, pas non plus la francophonie d’Abdoul Diouf, qui condamne les pratiques anti-démocratiques en fonction des intérêts, et au profit des patrons de son ami Kouchner, qui encaisse au passage de quoi passer une retraite plus que dorée.

 

 Il n’y a aucun doute maintenant que l’Afrique de l’Ouest francophone est dirigée depuis Ouagadougou; « pour le dialogue inter-togolais, appelez son altesse Blaise Compaoré »; « pour faciliter des pourparlers de paix en Côte d’Ivoire; faites appel à son excellence Blaise Compaoré »; « le capitaine Dadis ne veut pas partir; je vous recommande son éminence Blaise Compaoré »; « au Niger dans les années 90, il avait joué un grand rôle; pour calmer la première rébellion touaregs; si Tanja veut changer la constitution, mettez sa garde en contact avec Blaise Compaoré » etc etc etc .

 

Mais ces personnes qui fabriquent l’image ne soulignent jamais que Blaise Compaoré, a de plusieurs fois été cité dans les crises libériennes, et Ivoirienne; des rumeurs ont d’ailleurs véhiculé en 2002, que la guerre en Côte d’Ivoire est une confrontation indirecte entre Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo, à image de l’URSS et les USA en Corée, et au Vietnam, en Afghanistan…, mais là le conflit n’a pas lieu dans un Etat tiers, mais sur celui d’un des belligérants; toutefois, dans les semaines et mois à venir, Blaise Compaoré va se confronter à une rude concurrence de N’Körö Alpha, décidé dans le cadre de sa politique de « reprise de la Guinée, là où Sékou Touré l’a laissée »; de ne pas manquer de s’inviter comme son père spirituel; dans tous les dossiers de la région, et du continent...

 

Il jouit du soutien de certains médias internationaux, sous l’influence de Bernard Kouchner; plus que toujours, résolu à appliquer par la force sa doctrine d’« ingérence »; qui n’est plus que militaire; le prophète Bernard Kouchner ordonne son contrepoison aux violences, aux obstacles qui se dressent devant la construction de nos démocraties en Afrique; une invention que peu d’hommes sur terre peuvent réaliser; il faut être un génie pour inventer ce type d’idée; mais l’objectif du prophète des formules miraculeuses est de jeter nos souverainetés par terre, en prônant sa méthode, légitime de prime abord, puisque c’est au nom de l’humanisme, pour justifier les occupations; « le droit d'ingérence »; oui, c’est au nom de la civilisation universelle, conspue-t-il partout :« les pauvres, les dictateurs les écrasent, les tuent, les violent, cest pire, cest plus quIdi Amin Dada, le Biafra, Mogadiscio réunis etc etc »; le but; encaisser des chèques en Birmanie, au Gabon, au Congo, et maintenant en Guinée, où sa préférence lycéenne, et personnelle vient décarter par la force lalliance que le peuple de Guinée a choisie dans les urnes. Les principes qui commençaient à rentrer dans nos mœurs, et pratiques démocratiques, le seul moyen d’obtenir une alternance; en interdisant « toute révision constitutionnelle, dans le but de se maintenir au pouvoir », est violé au Burkina Faso, mais c’est un non-événement; pas pour Tanja du , qui n‘a pas bénéficié du même silence; vous connaissez la suite, la pression, sanction…, qui ont finalement fait sauter le président Tanja; puisque la CEDEAO avait à l’époque été jusqu’à menacer de ne plus reconnaitre les autorités nigériennes, après son second mandat; mais au Burkina Faso, avec 82.3%, après la même violation; pluie de félicitations à Ouagadougou; il ne faut pas laisser l’Afrique de l’Ouest échapper au réseau de son vénéré Blaise Compaoré, Dadis est passé par là; Tanja sans doute; mais comment l’arrivée de N’Körö Alpha sera vue, dans cette France-à-fric, version Ouagadougou-Lomé-Conakry, pour l’Afrique de l’Ouest ? On verra bien, pour emprunter l’expression de Hadja Rabiatou Sera Diallo; de toute évidence, avec Blaise Compaoré, Abdoul Diouf, Bernard Kouchner, et son réseau, au sein duquel figurent en bonne place, les frères Bourgi, Albert et Robert, détenteurs du carnet d‘adresses de Jacques Foccart; "ne sera président dans cet espace francophone de la CEDEAO, que leur élu"; avec maintenant Alpha Condé, il n’est pas exclu, que le QG se déplace de Ouagadougou vers Conakry.

 

 

A suivre

  

 

 

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