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Je constate qu’en matière de démocratie; les deux candidats divergent sur pas mal de questions; notamment sur le statut de l’opposition, qui pourrait se fragiliser encore davantage après les élections, ou se renforcer selon le candidat qui sortira vainqueur.
Nous avons en face deux choix. Le retour à l’ancien système qui consiste à impliquer les sous-préfets, préfets…, sous l’autorité du MATAP, pour empêcher toute possibilité d’alternance dans le futur; source de tension et cause de fuite de tout, y compris des capitaux; et investisseurs. Ou, accepter le changement en gardant les prérogatives de la CENI en matière d‘organisation de toutes les élections politiques; même s'il est incontestable et avéré qu’il faut y faire un grand ménage après le second tour ou les législatives, pour qu’en 2015, 2020, 2025...; le MATAP préoccupé par sa carrière ne confond pas ses avantages et l’intérêt national.
J’estime que la garantie de notre démocratie suppose la limitation du rôle du MATAP à l’assistance technique, conformément au code électoral; et uniquement cette mission; mais pas son intrusion dans l‘organisation des élections; ça aura de lourdes conséquences dans notre pratique de la démocratie. Comme je soulignais tantôt, le ménage au sein de la CENI s’impose, mais après le second tour; pour éviter de rallonger, et d’enliser le processus.
Ousmane Kaba qui recueille 0,54% au premier tour conditionne la participation du RPG, à la recomposition de la CENI; il ne parle plus de son PLUS, ou de leur alliance; mais l‘objectif principal de cette manœuvre est de retarder aussi longtemps que possible, la tenue du second tour; pour leur donner l’occasion de distribuer des francs guinéens à certains militants de l’alliance de choc (UFDG, UFR, NGR, PUP, GECI…), trois-quarts des voix du premier tour réellement sorties des urnes; afin de provoquer des défections, en surfant sur la misère des guinéens, qui misent sur le changement proposé par l’alliance autour de Cellou Dalein Diallo, pour tourner le dos à la vie «au jour le jour, à la misère, la souffrance, la répression, la politique d’encerclement comme le disait Sidya Touré, à l’exil de ses forces vives, à la tension permanente….).
Et quand j’entends aussi Hadja Saran Daraba annoncer que «tant que les conditions édictées dans le mémorandum du RPG ne seront pas appliquées, le RPG ne sera pas prêt à aller au second tour»; je suis surpris; parce que le combat qu’elle a mené dans le cadre du REFMAP est d’un coup balayé du revers de la main; comme si les convictions sont réservées au militantisme apolitique; et quand on se lance dans la course au pouvoir, on reprend les pratiques et les premiers reflexes de ceux qu’on dénonce.
Ni le RPG, ni les auxiliaires d’Alpha Condé, pas plus que le premier ministre n’ont émis des remarques à la publication de la liste des bureaux de vote; pourquoi, c’est après le premier tour, que le RPG et le premier ministre font semblant de s’apercevoir subitement que le découpage ne leur convient pas ?
Le professeur explique que pour lui «la date est moins importante»; mais je suis désolé, la constitution prévoit un délai entre les deux tours; et s’il doit y avoir des négociations; elles doivent se tenir dans le cadre de notre constitution; si on doit s’arranger, c’était dans les quatorze jours; au-delà nous sommes dans l’illégalité; ils sont dans l’illégalité; ils se comportent comme si la constitution, le code électoral, le CNT n’existent pas; et cette dernière se laisse piégée par Jean Marie Doré, pour mettre en place une commission de je ne sais quoi ? Avec une composition qui ne laisse aucun doute sur la volonté du premier ministre de retarder la transition.
Kiridi Bangoura dénonce «l’iniquité systématique observée dans la planification et la création des bureaux de vote entre certaines circonscriptions, dont Siguiri et Labé; Kankan et Mamou; Koubia et Dabola; Lelouma et Kouroussa»; pour créer la division; en utilisant l’ancienne recette d’Alpha Condé, qui consiste à se positionner en personnage providentiel; sans lui la Haute Guinée, et tous ces ressortissants ne pourront plus vivre en Guinée; cependant, je pense qu’il est tellement dépassé par l’époque, les enjeux, le défi de la Guinée de 2010; qu’il ne se rend pas compte qu’il n’est plus crédible; il ne l’a jamais été d’ailleurs, puisqu’il n’a servi qu’à rallumer, et alimenter les rancœurs.
Personne ne peut contester les crimes commis en 1985 après le coup de Diarra Traoré, s’il y a eu coup; la douleur d’innombrables familles de soldats majoritairement originaires de la Haute Guinée qui y ont laissé leurs vies; pour grand nombre d’entre eux coupables de rien. Pour moi; ils ne sont pas que des malinkés, se sont des guinéens; des guinéens victimes de brutalités et d’injustices; comme les victimes de 1965, 1969, 1970, 1971,1976...encore et encore…Il y a eu des crimes en Guinée, des crimes si graves qu’on a besoin de sérénité pour les examiner; pleurer ensembles les victimes quelque soient leurs origines ethniques; quelque soit l’époque, première ou deuxième république; nous devons étudier cette période sans passion; pour sortir réconciliés; aucune ethnie ne doit porter injustement le poids des crimes commis par un de ses membres; sinon nous sortirons plus divisés, pour faire l’affaire des faux prophètes, indispensables pour la survie de tel ou tel, quand un régime tangue, et va à la dérive.
Nous avons besoin d’institutions capables de nous protéger, de protéger nos droits; et nos libertés; mais pour y arriver, il faut une personne capable de respecter, et faire respecter le texte sacré de notre pays, les lois et les décisions de justices.
Pour revenir à notre sujet; je vous propose un tableau qui contredit les manipulations du RPG, et ses auxiliaires, enfermés dans les considérations ethniques. Regardez les chiffres, faites les comparaisons; vous trouverez que; l’ Article 68 du code électoral: Il est créé un Bureau de vote pour mille (1000) électeurs au maximum; est scrupuleusement respecté ; et que même s’il est indéniable qu’il y a plus d’électeurs par bureau de vote dans la région de Kankan (434), en comparaison avec Labé (341); n’empêche que les participations sont très proches 82.45% à Kankan contre 86% à Labé ; et que malgré moins d’électeurs dans les bureaux de vote à Mamou, soient 368; la participation est de 50.02%, alors qu’à Kindia, pour 434 électeurs par bureaux de vote, la participation est plus élevée (72.93%); ce qui prouve que leurs arguments de Kiridi Bangoura ne tiennent pas.
| Région | Circons cription | Bureaux de vote | Bureaux de vote Par région | Électeurs Par Bureau De vote | Taux de Participation |
| Boké | Boffa | 192 | 875 | 384 | 74,22% |
| Boké | 332 | ||||
| Fria | 99 | ||||
| Gaoual | 146 | ||||
| Koundara | 106 | ||||
| Conakry | Dixinn | 171 | 1424 | 642 | 57,47% |
| Kaloum | 113 | ||||
| Matam | 204 | ||||
| Matoto | 464 | ||||
| Ratoma | 472 | ||||
| Faranah | Dabola | 118 | 716 | 440 | 63,79% |
| Dinguiraye | 154 | ||||
| Faranah | 220 | ||||
| Kissi Dougou | 224 | ||||
| Kankan | Kankan | 279 | 1046 | 436 | 82,45% |
| Kérouane | 206 | ||||
| Kouroussa | 146 | ||||
| Mandiana | 144 | ||||
| Siguiri | 271 | ||||
| Kindia | Coyah | 122 | 1131 | 434 | 72,93% |
| Dubreka | 181 | ||||
| Forekariah | 199 | ||||
| Kindia | 375 | ||||
| Telimelé | 254 | ||||
| Labé | Koubia | 137 | 978 | 341 | 86,00% |
| Labé | 331 | ||||
| Lelouma | 174 | ||||
| Mali | 221 | ||||
| Tougué | 115 | ||||
| Mamou | Dalaba | 167 | 730 | 368 | 50,02% |
| Mamou | 287 | ||||
| Pita | 276 | ||||
| N'zéré Koré | Beyla | 228 | 1390 | 407 | 65,30% |
| Guékedou | 307 | ||||
| Lola | 145 | ||||
| Macenta | 266 | ||||
| N'zéré Koré | 341 | ||||
| Yomou | 103 |