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Violences politiques -GUINEE-

6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 22:51

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Le général Sékouba Konaté a rencontré ce mardi 6 juillet à la primature les représentants des institutions guinéennes. Prenant la parole à la suite de la présidente du CNT, Rabiatou Sera Diallo, il est revenu sur les accusations lancées contre lui par l’UFR de Sidya Touré.

C’est un Sékouba Konaté manifestement affecté qui a rencontré ce mardi 6 juillet dans l'après-midi les représentants des institutions à la primature. Le président de la transition est revenu de manière implicite sur les accusations lancées contre lui par l’ancien Premier ministre Sidya Touré, et par les manifestants de son parti, l’UFR.

Désapprobation tout d’abord des manifestations organisées par l’UFR : « Ce n’est pas une bonne manière de faire. Faire descendre dans la rue des enfants manipulés, des femmes pour lancer des injures... je n’accepterai pas ça. »

Des slogans l’ont visé lors de ces manifestations. Sékouba Konaté a indiqué qu’il avait été « beaucoup touché », et « peiné » : « Partir jusqu’à offenser nos parents, a-t-il dit, ça je ne pourrai pas l’accepter. Pour rien au monde. Mon honneur, ma dignité ne me le permettent pas. »

Sidya Touré l’ayant accusé d’avoir organisé des fraudes à son désavantage, Sékouba Konaté a rappelé ses motivations et son bilan à la tête de la transition. « Si j’ai accepté cette mission là, a-t-il notamment estimé, ce n’est pas par ambition personnelle. C’est par patriotisme. »

« Tout ce que nous avons mis sur le papier à Ouagadougou a été respecté », a déclaré le président de la transition, qui est notamment revenu sur l’organisation des élections en six mois : « C’est la CENI qui a tout proposé. Ni le gouvernement ni moi-même, nous ne nous sommes insérés dans ce processus là. »

A Rabiatou Sera Diallo, la présidente du CNT (le Conseil national de la transition) qui lui a demandé de pardonner les offenses, Sékouba Konaté a lancé : « Ce n’est pas vous qui devez demander pardon. » Puis le chef de la transition a menacé de quitter ses fonctions. Ira-t-il jusqu’au bout, ou ses proches pourront-ils le faire changer d’avis ? C’est bien la question qui se pose.

 

RFI

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