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Le CNT et bien de guinéens se sentent méprisés par Jean Marie Doré

 

Sans titre

La situation se complique, et inquiète; elle terrifie d’abord les guinéens, les dirigeants de la sous-région ; qui n’ont pas cessé de se succéder dans notre pays; l’Union africaine très active dans le groupe international de contact, nos partenaires; l’Onu ; enfin tout le monde s’est montré résolu à accompagner la Guinée, vers une conclusion  heureuse de la transition; en passant par des élections libres, transparentes, équitables, et dont les résultats seront fidèles à l’expression de la majorité des guinéens.

On peut se féliciter de la nouvelle direction du CNDD (général Sékouba Konaté), opposée à celle du CNDD d’avant le 15 janvier 2010, qui brandissait l’aspect financier comme le véritable obstacle au respect du chronogramme, et à l’engagement du capitaine Dadis de rendre le pouvoir, sans se présenter aux élections.

On pouvait se réjouir aussi du travail du CNT, qui à adopté la constitution et le code électoral, acceptés et applaudis par tous ; partis politiques, les organisations syndicales, nos forces de défense et de sécurité, la société civile… ; seulement Jean Marie Doré avait suggéré l’idée d’un referendum; sur un texte qu’approuvaient toutes les forces vives; prévoyant que le financement devait faire l’objet, selon ses calculs ; de discussions avec nos partenaires; pour lui permettre par ricochet d’étaler la transition.

Un premier ministre pourtant issu de l’opposition, à qui certes, personne ne  faisait confiance, y compris au sein des forces vives ; mais devient leur seul rempart, vu que la déclaration de Ouagadougou interdisait aux membres du gouvernement de transition de se présenter aux élections ; et vous connaissez la suite ; il a fallu, l’arrivée du groupe international de contact pour lui demander de choisir, la « primature ou sa candidature ».

Les forces vives découvrent alors un dilemme, « se lancer dans l’incertitude avec Jean Marie Doré », en espérant que la CEDEAO, l’UA, et nos partenaires pourraient l’obliger, au cas échéant, à respecter les dispositions de la déclaration de Ouagadougou ; ou alors « laisser Bah Ousmane » que le prétendu Bloc des forces patriotiques proposait pour enterrer l’espoir des Guinéens.

Selon les multiples révélations du capitaine Dadis, il passait son temps aux commérages; à la délation et à la manipulation ; et d’après quelques indiscrets au fait de ses ragots, couvert par son rôle de porte-parole des forces vives, il rivalisait avec Bah Ousmane pour la primature, en remplacement de Kabiné Komara.

Avec le temps, il répond fidèlement présent aux inquiétudes, qu’avait madame Rabiatou Sera Diallo à son égard; s’ingérant partout, même quand la primature n’est pas concernée ; et toujours contre toute action qui favorise la tenue des élections.  

 

 Avant d’évoquer son rôle depuis sa nomination, il est important de rappeler que Jean Marie Doré, pour le cas du 28 septembre 2009 par exemple, n’était pas au stade pour manifester comme les autres leaders de l’opposition, contre la volonté du capitaine Dadis de se maintenir au pouvoir; pour lui démontrer que, ce n’est ni son ethnie, ni sa croyance religieuse…; qui poussent au rejet de sa présence à la tête de l’Etat, mais son « statut de militaire », plus jamais l’armée au pouvoir; cependant, Jean Marie Doré était guidé par son ambition personnelle ; la primature, après une éventuelle mascarade électorale orchestrée pour le capitaine Dadis. Il n’était là que, pour convaincre les autres leaders de surseoir la manifestation; parce qu’il aurait eu la garantie du capitaine Dadis, d’autoriser la tenue du rassemblement un autre jour; mais en réalité, il estimait que Bah Ousmane avait pris une longueur d’avance sur lui; mais Toumba et ses hommes ne feront aucune distinction.

Ce n’est pas lui qui qualifiait ses collègues « d’opposition la plus bête de l’Afrique ? » ; « Qui racontait, il y a quelques jours que la date du 27 juin a été imposée par la communauté internationale ? « Qui jugeait que la déclaration de Ouagadougou était bizarre ?» 

 

Jean Marie a franchi toute les limites ; et pire encore ; sa nouvelle ambition :  « une éventuelle primature d’Alpha Condé », surtout, depuis l’annonce de la candidature de Papa Koly Kourouma, son financier d’alors, avec qui, il était en guerre, parce que ce dernier, lui aurait ravi ses électeurs, en lui imposant de facto, la primature ou l’humiliation, à l’image de la déchéance connue par Lounsény Fall.

Les doutes de madame Rabiatou Sera Diallo sur Jean Marie Doré se confirment chaque jour; à chaque étape de la transition.  On assiste présentement à un fait nouveau ; il agit désormais au grand jour, sans gêne, au mépris de nos institutions, dans le déni des prérogatives de la CENI, négligeant délibérément le travail du CNT ; la constitution, le code électoral, tout cela ne représente à ses yeux qu’un masque, pour donner l’illusion d’une démocratie.

Le 19 septembre 2010, les guinéens seront devant un choix capital, pour repondre à une question fondamentale, qui est au-delà des projets, des programmes politiques; les plans de développements… ; « quelle place accordent-ils à l’alternance démocratique ? Une question d’importance capitale, sachant que la possibilité d'alternance depend du choix des populations le 19 septembre 2010.

On ne peut pas certifier que l’alternance résout tous les problèmes, mais si le résultat des urnes n’est pas manipulé, si l’exécutif sait qu’il là par la volonté de la majorité des guinéens, comme on ne peut pas tromper tout le monde et tout le temps ; les politiques s’attaqueront aux véritables difficultés rencontrés quotidiennement par les guinéens. Mais si le pouvoir peut influencer les résultats, pourquoi se casser la tête pour améliorer notre quotidien ; s’ils doivent leurs pouvoirs aux sous-préfets, préfets, gouverneurs, et ministre de l’intérieur, ou de l’administration du territoire…

 Est-ce que les guinéens veulent voir une alternance dans le futur,  ou veut-on assister, et participer ne serait-ce par le silence, à favoriser une nouvelle dictature ?

Un organisme indépendant, pour organiser les élections, sans immixtion de l’administration est une condition indispensable pour toute alternance politique, et donc, caution contre toute velléité dictatoriale.

Bien évidemment, il faut un grand ménage dans ce bazar, de la CENI, mais le principe de confier l'organisation des élections exclusivement à la CENI, assistée techniquement par le MATAP, doit être maintenu, si nous voulons mettre en place une démocratie viable; et l’urgence aujourd’hui, est de s’assurer de la présence des partis dans tous les bureaux de vote, et les commissions administratives de centralisation des PV; en mettant un accent particulier sur la formation des membres des bureaux, et surtout prendre toutes les mesures pour sécuriser les résultats, conformément au code électoral; mais en aucun cas changer quiconque, ni modifier les prérogatives de la CENI, pour renforcer le MATAP, en recréant la situation, qui a été à l’origine de la création de la CENI ; pour empêcher toutes les fraudes du pouvoir sortant; déjà sans pouvoir sortant, on a toutes les difficultés du monde; alors imaginez, une élection organisée par le MATAP de l’exécutif sortant ; vous pensez qu’il y aura équité, ou que les résultats ne seront pas manipulés ; je pense que les guinéens doivent penser à cette situation au moment de cocher pour un candidat ; nous sommes face à un choix qui aura de lourdes conséquences sur la garantie de toute transparence des prochains scrutins.

 Après avoir imposé le mémorandum d’Alpha Condé à la CENI, et à la présidence, qui a été obligée de déposer la constitution et le code électoral de côté, pour choisir une date; afin de satisfaire Alpha Condé ; Jean Marie envisage désormais la démolition d’un des acquis majeurs de l’opposition guinéenne, un organe indépendant, chargé d’organiser les élections (CENI). Mais comme il cherche son maintien à la primature, par tous les moyens ; il jette par la fenêtre ses convictions, et revient sur ses positions.

Jean Marie veut de nouveau, passer par un décret, en forçant la main au général Sékouba Konaté, pour lui permettre de donner le pouvoir à Alpha Condé, dont il deviendra automatiquement le premier ministre.

A la première mise en œuvre des dispositions de la constitution, Jean Marie Doré, trouve qu’elle doit subir des modifications ; et pas n’importe quelle modification;  l’élimination de l’assurance que les dés ne seront pas pipés, et que toutes les élections se dérouleront  dans l’équité, sans soupçon; sources de discordes, et de méfiance; à l’origine de la rupture de dialogue qui a toujours caractérisé les rapports entre l’exécutif et l’opposition.

Confondrait-il le pouvoir législatif (CNT) et le pouvoir exécutif, je ne pense pas ; il est juste de mauvaise foi ?

Écoutez la réponse de M Sy Savané Souleymane, président de la commission constitutionnelle du CNT ; sur le projet de décret de modification de la constitution.

 

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