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Nous sommes désolés, cet article est de Monsieur Ibrahima Bocoum, et non de Said Nour Bocoum.
Encore un, des morts de trop, deux veuves, des orphelins, des blessés de trop. Pour un candidat de trop. Que le tout puissant Allah agrée l’âme de la victime (des victimes ?)
Demain, il risque d’y avoir des morts de trop, des orphelins de trop, des blessés de trop, des larmes de trop, pour une transition de trop.
Toutes les victimes qui sont tombées et qui tomberont durant cette prolongation interminable du second tour de l’élection présidentielle sont et seront des victimes de Jean-Marie Dore.
Je suis dégouté par les actes posés par ce sycophante qui avait vendu son âme au diabolique responsable suprême des horreurs. Cette autre fois, commis et serviteur du maitre geôlier du Camp Boiro ne se retrouve que dans la confusion et l’improvisation, la seule planète commune des délateurs.
Au sujet du responsable suprême des horreurs, AST, vous êtes mieux servi par le livre du Pr Codé (Guinée: Albanie d'Afrique ou néo-colonie américaine ?” - Edition Git le Cœur. 1972), lequel professeur dans un sursaut de conscience électoraliste pactise avec les idéaux, les pratiques et la progéniture de celui qu’il avait partout traité de tous les noms d’oiseaux.
A quatre jours francs de la tenue du second tour des élections, ce magicien de Premier Ministre peut encore demander à la CENI de dire dans toute la vérité au « peuple de Guinée » les problèmes auxquels celle-ci serait confrontée. Quelle incantation qui frôle l’imbécilité !
Dans un monologue juridico-philosophique, ce PM issu de l’autre, nous crépite sa vision des relations de dépendance des hommes et des institutions envers l’Etat pour conclure et revendiquer la paternité gouvernementale de l’organisation des élections.
Et pour réconforter sa sordide diatribe, il manque de courage et invoque les accords de Ouagadougou, comme si les lois de la République manquaient.
La CENI est et demeure un instrument au service de l’Etat, aussi bien dans les textes qui la régissent, les moyens mis à sa disposition que dans sa planète d’intervention. S’il y a eu mascarade électorale, celle-ci relève de l’incompétence collégiale du Gouvernement et de la CENI. A aucun moment et en aucun cas la paternité du Gouvernement ne saurait être reniée ou dissociée.
Le ridicule refrain du jour du PM a été : « appliquer la loi dans toute sa rigueur et sans état d’âme » ; que fait il alors de la Constitution qui demande que les élections soient organisées dans les 14 jours après le premier tour ? J’oubliais, la Constitution pour lui n’es pas une loi, n’ayant pas été soumise au Référendum comme il le défendait, mais par contre au nom d’une impartialité multicolore, les pleurnichements d’un candidat surpris et démobilisé, deviennent constitutionnels !
1. La SAGEM appartient à la mafia peulh, c’est pourquoi le découpage et le fichier électoral ont été biaisés
2. La Présidente par Intérim serait en fait la tante de Sidya Diallo et la sœur de Abe Balde, car ces derniers et leurs militants ont cessé d’être ce qu’ils sont du moment qu’ils ont migré dans une autre galaxie.
3. Deux responsables de la CENI ont été condamnés pour flagrant délit constaté par le plaignant et candidat Mr Condé, devenu Procureur de la République.
Que l’âme de Ben Sekou Sylla repose en paix ! Que le PM dans la rigueur de la loi et sans état d’âme pose la chaine sur le cercueil du mort pour marquer la pénitence.
Dans une transition Dorée, le sort de l’éternelle Guinée est ficelé à celui de candidats éphémères, un PM, un Général.
Le comble de la moquerie de ce PM cupide a été d’« Organiser des élections qui seront incontestées et acceptées de tous » dans une République abâtardie par un demi siècle de démagogie, de tyrannie, de dictature pure et lâche, de contre nature tout simplement.
Même dans la plus vielle démocratie du monde, après plus de deux cents ans d’expérience électorale et malgré les avancées technologiques et les consciences libérées, il arrive que les élections soient contestées (Appelez M. le PM Al Gore aux USA, il vous en apprendra plus).
Même si M. Fall des Forces vives assure la présidence de la CENI, renforcé dans ce rôle par Koyante, le dépositaire des traditions médiévales, des élections organisées par ces deux EX, celles-ci seront contestées par le Pr Condé, appuyé du martien Bah Ousmane, car la victoire du second tour sera de loin plus marquée et plus profonde.
Car il n’y a pas plus humiliation pour un homme politique que de perdre des élections.
Chaque jour de transition de plus, est un jour d’incompétence de plus !
Chaque victime de trop, est une victime de Jean-Marie Dore de plus!
Ce message ci-dessus doit être relayé partout pour que ce disque rayé de plus de 72 ans, produit et grandi dans l’oppression et la violence ne connaissant que la traîtrise, la peur et le mensonge, soit définitivement et à jamais écarté.
Un mort de trop, des veuves de trop, des orphelins de trop, des victimes de trop, n’ont et n’auront aucun effet sur la « conscience » de celui qui gagnait son pain aux dépens des massacrés de tous les complots et des pendus des ponts.
De la rue, l’autre vous a accouché premier des ministres, de la rue, cet autre va vous débarquer comme premier des miséreux, « si tu ne fais gars ! ».
J’ai le regret de constater que très souvent, l’Etat de droit, comme l’homme, s’enfante dans la douleur. Un jour de trop, pour un candidat de trop dans une transition de trop, enlise la Guinée une fois de trop.
Le 19, un jour de plus, votre départ de bon.
En attendant que Mr Cellou apprenne à donner des coups de pied.
Par Bocoum Ibrahima
Contact : ibocoum@gmail.com
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