Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:14

Visite-en-France-de-Sekouba-Konate_article_topNN.jpg

Après avoir ignoré l'anniversaire du massacre du 28 septembre Konaté (g) ici aux côtés de Doré (d), pourrait peut être partir plus vite que prévu.

::Article de la rédaction de Koaci.com en Guinée::

La question défraye la chronique ce mercredi 29 septembre 2010 à Conakry. Alors que tous les Guinéens attendent de connaître l’issue final du moins la décision de l’actuel Homme de Conakry le Général d’Armée Sékouba Konaté par rapport à la crise pour la succession de feu Ben Sékou Sylla à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), voila qu’une interview nocturne du Général accordée à nos confrères des médias du service public français plonge le pays dans une autre situation et ce, au lendemain de la fête anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom des civils par la junte au pouvoir sous l’ère du Capitaine Moussa Dadis Camara.

Un triste anniversaire célèbré dans le plus grand désintéressement des autorités de la transition y compris le Général d’Armée Sékouba Konaté, Jean Marie Doré premier ministre, Hadja Rabiatou Sérah Diallo et autres pourtant tous arrivés aux affaires suite à ce massacre des innocents combattants de la démocratie tombés sous les balles de la garde présidentielle de Dadis Camara. Pire encore aucune déclaration n’a été faite hier 28 septembre 2010 en la mémoire des victimes par les autorités de la transition.

S’agissant de l’interview du Général Konaté de plus en plus critiqué par l’opinion nationale, Sékouba Konaté affirme avec force sans se souvenir de sa mission première d’après les accords du 15 janvier dernier à Ouagadougou qui est celle d’organiser des élections libres et transparentes que : « « Moi, j’en ai rien à foutre du pouvoir. Je n’ai qu’une envie, c’est de claquer la porte, mais c’est mon entourage qui m’en empêche. A Ouagadougou, on m’a forcé la main, je n’aurais jamais dû accepter ». Plus loin Sékouba Konaté précise que : « Si les deux candidats (Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé) ne sont pas capables de s’entendre, je ferai le tour des garnisons et j’imposerai s’il le faut par la force un civil à la tête du pays. Moi je ne comprends rien à la politique, je laisse tout ça à Tibou Kamara, le secrétaire général de la présidence que je viens de nommer ministre d’Etat ».

Une affirmation qui a irritée ce mercredi matin 29 septembre 2010 la Rencontre Africaine pour la défense des droits de l’Homme Section guinéenne qui a animée un point de presse à son siège situé à Bambéto dans la Commune de Ratoma.

Pour son président Mamadi Kaba cette affirmation du Général d’Armée Sékouba Konaté est une : « Insulte au peuple de Guinée. Konaté doit comprendre que la Guinée n’est pas une concession familiale. La Guinée n’appartient pas au Général Sékouba Konaté il faut que cela soit claire, il ne peut pas nommer un président civil par contre il doit faire élier un président civil parce que la Guinée appartient au peuple de Guinée. Konaté doit savoir qu’il n’a pas été élu, il est là sur la base des accords et ces derniers prévoient élection d’un président de la République. S’il ne réussit pas à organiser des élections présidentielle il peut dire bien sure je vais m’aller mais il ne peut pas nous dire il va nommer un président c’est une insulte au peuple. Konaté doit non seulement retirer ce mot mais, aussi demander excuse au peuple de Guinée ».

Même son de cloche au niveau des citoyens que nous avons rencontré ce mercredi matin dans les rues de Conakry. D’aucuns pensent même que c’est une trahison du Général d’Armée Sékouba Konaté pourtant bien aimés des Guinéens au départ mais qui s’est laissé détourner de sa mission par soit son envie de rester pouvoir ou l’envie de certains de ces proches collaborateurs. En tous cas l’avenir nous édifiera.

Ibrahima correspondant de Koaci.com à Conakry

Partager cet article

Repost0

commentaires