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Violences politiques -GUINEE-

28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 12:57

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A quelques heures de la publication des premiers résultats du scrutin présidentiel, le Général Sékouba Konaté invite les candidats à respecter le verdict des urnes.Le président de la transition salue ce qu'il qualifie de "victoire collective" pour la Guinée.Il s'est confié au micro de nos confrères de Jeune Afrique...

Jeuneafrique.com : Ce 27 juin, comme beaucoup de vos compatriotes, vous avez voté. Que représente pour vous ce geste ?

Général Sékouba Konaté :
Ce geste est celui d’un citoyen et d’un patriote. Je n’avais jamais voté auparavant. C’est une élection libre. C’était donc important que je vote.

Les militaires se sont massivement rendus aux urnes. Comment expliquez-vous leur engouement ?

Ils ont compris le sens de la démocratie. C’est aussi une garantie de leur engagement à respecter les futures institutions. Ils savent que la Guinée doit passer à autre chose.

Les résultats tomberont dans les prochains jours. Quel comportement attendez-vous des populations et des candidats ?

Je leur demande de respecter le verdit des urnes et de veiller à préserver la paix dans notre pays qui a déjà connu trop de martyrs.

Lors de la rencontre du 26 juin avec les 24 candidats à la présidentielle, vous avez-dit que vous ne vouliez pas de guerre fratricide. Ce risque est-il réel ?

Les leaders se sont battus pour la démocratie. Nous sommes tous des Guinéens. Nous sommes ensemble. La paix est essentielle.

Lorsque vous vous êtes engagé le 15 janvier 2010, à Ouagadougou à organiser des élections, beaucoup n’y ont pas cru. Vous venez donc de remporter une victoire…

A Ouagadougou, je considère qu’on m’a confié une mission, mais c’est la CENI (Commission nationale électorale indépendante) qui a proposé la date et qui a organisé ces élections. Moi je n’ai fait que suivre. C’est donc une victoire pour la CENI, pour le gouvernement de transition et pour moi-même. C’est une victoire collective.

Vous n’en tirez aucune gloire personnelle ?

Je suis fier, mais je suis quelqu’un de modeste. C’est mon éducation. Et je suis musulman croyant et pratiquant. C’est ce que ma religion m’enseigne. En plus quand on ne fait pas ce qu’on dit, Dieu n’aime pas ça.

Mais vous avez quand même un sentiment de devoir accompli ?

C’est comme au combat. Quand je suis à trente kilomètres d’une position et qu’on me donne pour mission de me diriger vers cette position, quand j’y arrive c’est que j’ai réussi. C’est la même chose. J’ai agi en soldat.

Que ferez-vous après l’investiture du nouveau président ?

L’homme propose, Dieu dispose.

Cécile Sow
Source:Jeune Afrique.

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