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Etienne Soropogui : «Si nous devons présenter un candidat, il faut que ce soit quelqu’un qui réponde à un profil défini par le parti pour nous permettre de remporter cette élection présidenti

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« Si nous devons présenter un candidat, il faut que ce soit quelqu’un qui réponde à un profil défini par le parti pour nous permettre de remporter cette élection présidentielle. » affirme Etienne Soropogui, président par intérim des NFD

Vous pouvez interprétez comme vous voulez, en tous les cas, chez nous c’est une question d’éthique. Encore une fois, ceux qui ont contribué  à piller les ressources du pays qui sont pour la plupart connus même s’ils bénéficient d’une présomption d’innocence. Ces personnes là doivent être extirpés de nos rangs. Il en est de interprétez pour les personnes qui ont tué et violé le 28 septembre 2009. Par rapport à la question précise de la relance des audits, nous estimons que puisque le gouvernement  a un ministère chargé des audits, il appartient à ce ministère de faire son boulot. Parce que ce qu’il faut craindre c’est qu’au sein même de ce gouvernement les malversations financières ne recommencent.  L’autre aspect, c’est qu’il est inacceptable que des gens qui ont tué, violé et humilié lors des évènements du 28 septembre soient pardonnés. Nous nous félicitons aujourd’hui du travail qui est entrain d’être fait au plan national et international pour que ces personnes soient identifiées et condamnées conformément aux lois en vigueur. Une fois encore cette transition peut être mise à profit pour réconcilier les Guinéens entre eux. Mais aucune réconciliation ne peut être possible si nous passons sous silence ces questions fondamentales.

 
Votre mot de la fin
Je demande aux Guinéens d’être extrêmement vigilants tout en accompagnant cette période de transition même si pour le moment, rien n’est encore gagné. Au terme de ce processus, nous espérons que nous aurons un Etat démocratique et respecté au concert des nations. Mais c’est un travail qui doit se faire par tous les Guinéens. Tout le monde doit s’y impliquer.   
 

Propos recueillis par Ismael Camara



Tamtamguinee.com: Comment se porte le parti nouvelles forces démocratiques ?
Etienne Soropogui : notre parti se porte. Il faut dire que dernièrement, nous avons tenu une réunion suite à la nomination du président du parti au gouvernement d’union nationale, les membres du directoire du parti ont décidé la désignation d’un président intérimaire en la personne de Soropogui Etienne que je suis. Cette désignation devra être validé par une assemblée générale du parti. Et cette assemblée générale a approuvé cette désignation par acclamation. J’assumerai cette fonction durant la durée du président du parti au sein du gouvernement de transition.

Vous etes désormais à la tête des NFD, peut-on savoir les axes prioritaires de votre mandat ?
Les priorités pendant toute la période pendant laquelle je serais à la tête de ce parti, tournent autour d’un certains nombre de points. Notamment le rôle fédérateur des nouvelles forces démocratiques au sein de la jeunesse guinéenne. C’est-à-dire qu’il faut que les jeunes comprennent qu’il y a un parti qui les appartient, c’est pour eux. Que ce soit les jeunes qui travaillent au sein structures publiques ou privées, un cadre de discussion et d’échange est déjà là afin que chacun apporte sa part de pierre à l’édification de la nation guinéenne. L’autre défi, c’est la mobilisation des ressources financières. Effectivement, comme vous le savez un parti a besoin de ressources financières. A ce titre, il faut mobiliser le maximum de ressources aussi bien à l’interne qu’à l’externe pour permettre au parti de fonctionner correctement. Une autre priorité concerne l’implantation du parti à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Justement à propos beaucoup estiment que vous n’avez pas une base assez solide, qu’en dites-vous ?
Comme on vous l’a dit la dernière fois, nous sommes à un niveau d’implantation de 50%. Nous avons déjà à ce jour couvert 17 préfectures. Mais il s’agit d’un processus continu. L’objectif est de couvrir toute l’étendue du territoire national. C’est un défi pour moi, il faut que pendant mon mandat, le processus d’implantation soit achevé complètement.

Nous sommes à peu près à trois mois et quelques semaines du 27 juin, date du premier tour de la présidentielle proposé par la commission électorale, le président du parti Mouctar Diallo avait laissé entendre qu’il ne compte pas prendre part à cette présidentielle. Vous vous serez candidat ?
Bon ! Le moment venu, le parti définira de manière officielle sa position de participer ou non à cette présidentielle et par la même occasion vous dévoilera le profil du candidat du parti. Des discussions ont commencé au sein du parti. Et ce serait fait selon la formule des primaires. Puisque si nous devons présenter un candidat, il faut que ce soit quelqu’un qui réponde à un profil défini par le parti pour nous permettre de remporter cette élection présidentielle.

Quelles seraient les priorités du parti si votre candidat gagnait la présidentielle ?
Les priorités, c’est d’abord rompre avec les pratiques rétrogrades du passé. La Guinée est pays potentiellement riche mais aujourd’hui c’est un pays en quasi faillite simplement parce que ses ressources ont été bradées. J’espère que nous allons gagner cette élection présidentielle. Si c’est le cas, nous allons combattre aussi l’impunité qui est devenue une gangrène. Cette transition peut être mise à contribution pour commencer à combattre l’impunité. Il y a un certain nombre de personnes aujourd’hui en Guinée sur lesquelles pèsent des soupçons lourds de corruption et de détournement de fonds publics. Sur un plan éthique, il est important que ces personnes identifiées pour que le peuple sache qui sont à la base de la faillite économique.
L’autre aspect, c’est qu’il est inacceptable que des gens qui ont tué, violé et humilié lors des évènements du 28 septembre soient pardonnés. Nous nous félicitons aujourd’hui du travail qui est entrain d’être fait au plan national et international pour que ces personnes soient identifiées et condamnées conformément aux lois en vigueur. Une fois encore cette transition peut être mise à profit pour réconcilier les Guinéens entre eux. Mais aucune réconciliation ne peut être possible si nous passons sous silence ces questions fondamentales.

Cela signifie si je vous comprends que non seulement vous êtes favorable à la poursuite des audits mais aussi à la traduction devant les juridictions des présumés responsables des tueries du 28 septembre 2009 ?
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