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Violences politiques -GUINEE-

3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 21:47

ben sekou syllaBen Sékou Sylla revient une fois encore sous les projecteurs pour tenter d'éteindre le feu qu'il a allumé, en mettant la question du vote des guinéens résidant à l'étranger sur la table, invoquant l'obligation de respecter le délai fixé par la déclaration conjointe de Ouagadougou.

C'est comme si la constitution qui sortira des travaux du CNT pouvait prévoir explicitement l'exclusion des guinéens vivant à l'étranger.

Ben Sekou Sylla accorde une interview à la radio nationale.


Radio Nationale : Vous venez d’avoir une séance de travail avec le Groupe de contact internationale sur la Guinée à l’issue de sa 11e session. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Ben Sékou Sylla :
Il faut retenir que le Groupe de contact international sur la Guinée est à sa première visite dans notre pays après les accords de Ouaga qui demandent à la Guinée d’organiser les élections dans les six mois. La CENI donc a présenté au Groupe de contact sa proposition de chronogramme concernant les six mois et son budget y afférent. Donc, nous retenons la disponibilité des bailleurs de fonds à accompagner la Guinée aussi bien au niveau du financement du processus électoral que les autres aspects de la transition tels que définis dans les accords de Ouaga.

La date du 27 juin annoncée par la CENI pour la tenue des élections présidentielles, est-elle une décision ou une proposition de la part de la CENI ?

Ce n’est pas du tout une décision. La CENI a comme référence les accords de Ouaga qui stipulent que dans les six mois, nous devons organiser les élections. Sur la base donc des accords de Ouaga, nous avons organisé une retraite à Kindia, pour essayer de regarder l’ensemble des activités réalisées et inscrire les activités qui restent à faire dans un chronogramme qui nous fait faire cette proposition. Et nous avons assorti ces propositions de certaines mesures à prendre en vue de réussir la transition. Donc la CENI ne décide pas, la CENI propose et ce sont les politiques qui décident à savoir les partis politiques, le gouvernement, le président de la transition. La CENI est l’organe qui organise les élections sur la base des textes qui sont donnés et sur la base des propositions qui sont faites.

Par rapport à ces élections, quelle place la CENI accorde aux Guinéens de l’étranger ?

Bien, la loi est formelle. Les Guinéens de l’étranger doivent voter à la présidentielle et aux législatives. Ça, c’est la loi qui le dit. Et c’est pourquoi nous avons fait une première opération de recensement dans les différents pays définis par les partis politiques en accord avec les Affaires étrangères. Donc, dans notre chronogramme, compte tenu de cette loi et compte tenu du délai de six mois, nous avons demandé au gouvernement et aux partis politiques de pouvoir plancher là-dessus pour que nous pussions prendre de décisions en vue de mettre en application ce que eux, ils auront décidé. C’est pourquoi nous avons organisé une rencontre avec les partis politiques. Nous avons organisé une rencontre de façon sectorielle pour que nous puissions expliquer le chronogramme en fonction de la loi. Et d’ailleurs ils sont d’accord avec nous par rapport à cette date et nous sommes en train de mettre en place la stratégie qu’il nous faut pour que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur. Nous ne sommes pas en train de réfléchir ou d’agir dans un sens ou dans l’autre, mais plutôt dans le sens de la loi, dans le sens du réalisme politique qui s’impose. E ce n’est pas de notre prérogative de décider du vote au nom des Guinéens de l’étranger. Cela dit, ce n’est pas nous qui allons en compétition, ce sont les partis politiques qui vont en compétition. C’est le gouvernement qui gère ça et c’est le président de la transition. Nous, en tant que techniciens nous proposons un schéma qui fixe les dates des insertions et nous mettons les conditions qu’il faut pour que nous puissions agir dans les meilleures conditions.

Est-ce toutes les actions initiées par la CENI sont à ce jour budgétisées, si c’est le cas, quel est le coût prévisionnel de ce processus ?

Absolument, il faut d’abord expliquer aux gens que nous sommes très loin dans les préparatifs des élections. Nous sommes d’abord au niveau des listes prévisionnelles que nous sommes en train d’imprimer pour aller afficher et procéder à sa correction au niveau de l’intérieur du pays. Nous sommes en train de préparer l’ensemble des opérations qui permettent de mettre en place les matériels électoraux. Donc, nous ne sommes pas en raison de commencer par le commencement. Nous sommes dans la continuité pour la finalisation du processus électoral. Aujourd’hui, nous avons un budget de 35 millions de dollars entièrement accepté par les bailleurs de fonds et l’Etat. Aujourd’hui, nous avons un gap de 500.000 dollars. Vous avez suivi que le Nigeria, séance tenante nous a accordé un million de dollar parce que le gap était d’un million cinq cent. Aujourd’hui, avec un gap de 500.000 dollars sur 35 millions de dollars, nous nous estimons heureux que nous puissions financer. Mais attention ce n’est pas parce que le budget est complètement bouclé que le problème est résolu. Il y a aussi la rapidité avec laquelle il faut mettre ce financement en place. Il y a aussi l’allègement des procédures de mise en place. Parce que deux jours de perdu, c’est deux jours de condamner. C’est pourquoi appeler les bailleurs de fonds là-dessus, que si le gouvernement nous prend rapidement une décision eux les bailleurs doivent prendre rapidement une décision et les partis politiques doivent prendre aussi une décision, pour essayer de respecter le chronogramme tel qu’on nous l’a défini.

LIENS :
  - Nouvelle inquiétude, selon Ben Sékou Sylla : " il faut attendre le mois d'avril pour terminer la liste des électeurs". 

  - Ben Sékou Sylla sur VOA  

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