Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Violences politiques -GUINEE-

3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 09:25

 
Bah Ousmane dans une interview sur la voix de l'Afrique, remet en cause le délai de six mois pour organiser des élections, afin de s'attaquer aux accords de Ouagadougou, qui sont venus sceller finalement son sort, marquer la fin de toute possibilité d'accèder au moins à la primature, faute de pouvoir prétendre au fauteuil présidentiel; le deal avec le capitaine Dadis, qui consistait à le nommer à la tête du gouvernement d'union nationale, proposé quelques jours à peine avant la balle de Toumba, s'est transformé en cauchemar, une carrière politique à son crépuscule.

Maintenant, il faut empêcher tout progrès, "si nous allons vite ce sera la précipitation et cette précipitation amènera à bâcler le déroulement du processus..., lorsque j'entends certains dire qu'on peut faire des élections en deux, trois mois..., je pense que si nous voulons faire de bonnes élections, des élections fiables, ce délai est intenable" clame-t-il sur la voix de l'Afrique. 

Seulement, ce n'est ni deux mois, ni trois mois, mais six mois, Honorable Bah Ousmane.

Selon nos informations, toujours dans ce rejet de la déclaration conjointe de Ouagadougou, Bah Ousmane se prépare à un assaut avec les mouvements pas moins ridicules que douteux (BFPG, MDDR et certains mouvements transformés en partis politiques, pour servir le pouvoir militaire (UPD, UPN, PNR, PGT...) rassemblés par lui, et autour de lui au sein de l'ANR, au début pour le capitaine Dadis, mais qu'il souhaite désormais utiliser pour continuer d'exister.

L'honorable rentre dans une lutte de survie politique; l'avenir de la nation est devenue secondaire.

Dans cette interview, l'honorable perdu dans ses propos, indique qu'"il ne faut pas attendre que le président soit élu pour reformer la loi fondamentale", pourtant, personne n'a fait ce type de proposition jusqu'à maintenant.

Ceci dit, l'objectif est de pousser à ce qu'on revienne sur les accords de Ougadougou; cette remise en cause du délai, ensuite, ça sera d'exiger que la constitution qui sortira des travaux du CNT, soit approuvée par référendum..., et tout ce comportement s'inscrit dans la lutte contre l'accès au pouvoir d'un membre des forces vives, particulièrement Cellou Dalein Diallo, 

Et même si la dernière remarque, pour le moins déplacée du journaliste "avec l'UFDG, c'est pratiquement la même famille" pouvait être évitée, par respect pour la deontologie du journaliste, et surtout ne pas donner l'occasion à l'honorable Bah Ousmane animé seulement de ses obsessions de polluer le véritable débat, en sortant les clichés habituels, et les accusations sans fondement qu'il insufflait au capitaine Dadis, pendant ses visites nocturnes au camp Alpha Yaya, pour simplement éliminer Cellou Dalein Diallo, avec une grille de lecture très réductrice des électeurs guinéens.

ECOUTEZ :

1ière Partie

.

2ième Partie


Partager cet article
Repost0

commentaires