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La semaine dernière, je lisais un article publié par un certain Togba ZOUMANIGUI, qui s’insurgeait contre «beaucoup d’insanités, de caricatures et de propagandes infondées sur le Pr. Alpha»; qu’il aurait lues dans la presse en ligne; qu’il traite de «sites alimentaires peu scrupuleux et peu soucieux de la protection du respect et de la dignité des personnes…».
Pauvre griot, mal renseigné; ses leçons du genre : «avant de publier une information, le minimum n’est-il pas de vérifier sa crédibilité»; il marche dessus aussitôt en donnant des informations récoltées ça et là sur le net, pour défendre la dignité du légendaire professeur qui aurait été bafouée. Mais il ferait mieux d’aller se renseigner, pourquoi pas se taire sur le passé de son candidat; de ne pas ouvrir le parcours du professeur; sous peine de s’exposer à quelques désagréables surprises.
Tout le monde remarque l’agacement d’Alpha Condé à chaque question sur son parcours, très fuyant sur son passé, autre que : «c’est moi qui ai construit le plus grand hangar de Douala »quand son concurrent présente un bilan qui a considérablement amélioré le quotidien des guinéens : « des ponts, des routes, introduction d’internet dans le pays, la lutte contre les marchés de gré à gré, à l’origine entre autres de son départ de la primature …».
Togba ZOUMANIGUI aurait du rester dans les slogans et raccourcis qui faisaient recette jusqu’à maintenant, enfin jusqu’au 27 juin 2010, puisqu’à cette date, les guinéens ont massivement manifesté leur détermination d’aller de l’avant; les regards tournés vers l’avenir, dans le sens de l’intérêt de la nation, et qu’ils ne sont pas prêts de manquer cette occasion, en se lançant dans une aventure avec quelqu’un, qui passe tout son temps à menacer la Guinée entière, à la place de propositions concrètes et crédibles. Et à propos du Hangar de Douala, puisque ça semble être le plus précieux actif de son bilan; quel est le nom de cette société, qu’elles étaient les fonctions du professeur en son sein, est-ce qu’elle existe encore ? Voilà quelques questions par exemple que ce artisan maladroit, et mal averti aurait du traiter.
Sa rectification commence par l’omission de la date de naissance du professeur. Mais en faisant des rapprochements, sans quitter le cadre des propos de cet amateur de l’intoxication, qui vient proposer une « correction des infamies » tenues contre son distingué et mythique prof; on remarque que Alpha Condé avait quinze ans en troisième, et obtenu le BAC en 1959, à 18 ans; mais la suite laisse bien de doutes; et c’est quand il affirme qu’Alpha Condé a obtenu le Doctorat en 1964; qu’on découvre l’autre supercherie; un diplôme qui se prépare en 8 ans au minimum en France; qu‘il délivre à Alpha Condé en 5 ans. Bizarre non ?
Ensuite, ce Togba ZOUMANIGUI indique : «Après sa Seconde, sa sœur l’envoya en Normandie, au lycée de Louviers pour y poursuivre sa Première. Le choix de la Normandie n’était pas anodin. En effet, le maire de cette ville, Pierre Mendès France, était le leader du Parti radical. Hors, en Guinée, le père d’Alpha CONDE soutenait également un homme politique affilié au Parti radical. Le président Mendès devenait naturellement son «correspondant». D’abord Normandie n’est pas une ville, mais deux régions, la Haute et la Basse-Normandie; mais en citant le lycée que le professeur aurait fréquenté (Louviers), c’est plutôt la Haute-Normandie; une commune, située dans le département de l’Eure, et c’est là que Pierre Mendes France à été maire à deux reprise, de 1935 à 1939, et de 1953 à 1958.
Maintenant, je m’interroge sur ce qui a pu se passer dans le crâne de monsieur Togba ZOUMANIGUI pour déclarer qu’Alpha Condé entretenait des correspondances avec Pierre Mendes France; avec toutes les difficultés rencontrées par ce dernier; particulièrement en 1958; après une défaite électorale, dans une des périodes les plus rudes de sa carrière politique; de surcroit avec un lycéen arrivé dans la ville juste quelques semaines. C’est la signature éternelle d’Alpha Condé. Il se sert toujours d’événements, qui se sont déroulés là où il vivait à un moment donné, et impliquant des personnalités connues, souvent disparues, pour éviter tout contredit; ou d’autorités actuelles au pouvoir, qui ne trouvent aucun intérêt d’apporter un quelconque démenti; puis construire une histoire personnelle autour de ces évènements, afin de défendre la légende créée pour sa folie des grandeurs, et sa mégalomanie, en vue de cacher son complexe vis-à-vis de la nouvelle classe politique guinéenne.
Sur le plateau de la transition, le professeur affirmait avec fierté :"En 90, c’est dans mon bureau que Laurent Gbagbo, Zadi Kissé, et Bamba Moriféré ont préparé la lutte contre Houphouët Boigny"; retenez bien; il parle de l’acte décisif de l’alliance contre Houphouët Boigny, président de la Côte d’ivoire d’alors; brandissant cet acte qui aurait été paraphé dans son cabinet; de quoi ? Personne ne sait. D'ailleurs cet accord, qu'on peut bien lui concéder n’a produit aucun effet, parce qu’Houphouët Boigny est mort au pouvoir; mais encore, et toujours; tout cela montre des signes d’un comportement qui doit surement vous rappeler le camarade, qui a décimé la quasiment totalité de l’ élite; déjà peu nombreuse au lendemain des indépendances; en développant des complexes d’infériorités; tout en clamant partout : « Samory, c’est mon grand » comme seul argument qui doit le légitimer; mais la vérité les guinéens la connaissent.
Quel enfant précoce était notre célèbre professeur ? Qui laisse croire qu’il est entré à la FEANF, une organisation d’étudiants quand il était collégien, écoutez bien, « un collégien qui assure des responsabilités à la FEANF, dans le cadre des luttes d'indépendances»; pas curieux, pour vous ?
Togba ZOUMANIGUI pense qu‘on ignore que la FEANF avait des statuts; il avance aussi que "c’est à partir des années 1955-1956 qu’il s’impliqua totalement dans les débats»; alors qu’on sait par un des présidents de la FEANF, que la période à laquelle Alpha Condé est arrivé, plus aucun étudiant ne voulait faire partie du comité exécutif; je cite Amady Aly Dieng (président de la FEANF 1961-1962) : «avec l’indépendance, la FEANF n’avait plus d’existence réel…, plus personne ne voulait faire partie du comité exécutif, à tel point qu’il y avait des postes qui n’étaient pas pourvus; on était obligé de faire la conférence des présidents d’associations territoriales, un phénomène nouveau, pas prévu par les statuts formellement, mais nous étions obligés de tenir compte de la réalité, en aménageant des organisations non légales statutairement, mais efficace politiquement pour répondre à la situation du moment"; fin de citation».
Voila comment Alpha Condé a été coopté à la FEANF, parrainé par le départ massif de tous ceux qui pensaient que la lutte, les objectifs de la FEANF étaient atteints.
Quand à son prétendu militantisme au sein de SNESUP, syndicat de l’enseignement supérieur en France, après enquête, l’information s’avère fausse; personne n’a trouvé une trace d’Alpha Condé dans leurs archives; personne.
On aurait pu, rien qu’en lisant attentivement ce torchon de Togba ZOUMANIGUI, découvrir la supercherie. La FEANF est une association d’étudiants et le SNESUP est un syndicat d’enseignants, donc, comment pouvait-il être à la fois étudiant et professeur ?
Il explique aussi qu‘en «juillet 1975, Valéry Giscard d'Estaing renoue avec la Guinée. Suite à cette normalisation des relations franco guinéennes, on fera comprendre très vite au Pr. Alpha CONDE que sa farouche opposition au régime guinéen, n’était pas compatible avec sa fonction de professeur d’université, qui le tenait à un devoir de réserve…, à tout instant, il pouvait être arrêté ou assassiné».
Le gouvernement français, qui aurait demandé à Alpha Condé de choisir entre les critiques contre Sékou Touré, et quitter l’enseignement; qu’est-ce qui s’est passé dans la tête de Togba pour avancer ce type de sotise ?
Assurément, ce personnage ne recule devant aucune caricature pour enrichir le CV d’Alpha Condé; mais le but réel de ces manœuvres est de détourner les guinéens du défi principal; et la vaccination de l'opinion nationale contre les attaques personnelles contre Cellou Dalein les obligent désormais à jouer la victime, victime de "beaucoup d’insanités, de caricatures et de propagandes infondées"; alors que leur stratégie se base sur ce que Togba ZOUMANIGUI se donne la mission de combattre.
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