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A quoi joue la CENI : Pathe Dieng explique pourtant partout que les mesures prises écarteraient toutes les fraudes, en présentant son nouveau mode de sécurisation des résultats comme une ...

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Report de la publication des résultats de l'élection présidentielle du 27 juin 2010, pourtant, il y a encore quelques semaines voire quelques jours, et jusqu’à la veille du scrutin, la CENI donnait l’impression qu’elle était suffisamment préparée, et que toutes les précautions avaient été prises pour empêcher la fraude à tous les niveaux, martelait Pathé Dieng, "nous férons respecter le code électoral", et uniquement ce code électoral, pour permettre au pays de sortir de cette impasse.

 

Mais à voir le déroulement des élections, on est mis devant l’évidence que beaucoup d’actions ont été bâclées, et le code électoral violé par la CENI, jeté aux oubliettes alors qu‘il est l‘outil à la main de la CENI pour conduire ces élections, et le seul outil. 

  

Commençons d’abord par le recensement, notamment des guinéens de l’étranger; je ne l’apprendrai d’ailleurs à personne, qu’il avait été remis en cause par Ben Sékou Sylla lui-même, pour disait-il un problème de délai, de respect de la date du 27 juin; et il a fallu une pression très forte des guinéens de l’étranger pour le faire revenir à la raison, et d’annoncer que finalement la CENI pourra respecter le délai. 

Pathe Dieng explique lui aussi partout que les mesures prises écarteraient toutes les fraudes, en présentant son nouveau mode de sécurisation des résultats comme une révolution contre d‘éventuelles fraudes.

Il suffisait, explique-t-il d’adresser sous plis scellés les 5 PV : le premier à la CACV (centre administratif de centralisation des votes), puis au président de la CENI, au MATAP, à la CESPI, et à la CECI, avant de remettre une copie à chaque délégué(e) de partis prenant part aux élections; mais seulement point de photocopieuses à proximité des bureaux de vote en zone urbaine, et dans les villages, et centres ruraux, c’était inimaginable. Alors dans ces situations, comment permettre aux 24 délégués des partis éventuellement présents de recevoir les PV signés par les membres des bureaux de votes ? Surtout que pour beaucoup, il a fallu recopier à la main, sur papiers vierges; alors; dans ces conditions, et en cas de disparition ou falsification de PV entre les CACV et la CENI, qu‘ils le disent Ben Sékou Sylla et Pathè Dieng), comment effectuer des recoupements.   

Sincèrement, cette CENI n’a pris aucune mesure pour faire respecter les dispositions du code électoral, pour empêcher les bourrages d’urnes, parce qu’aussi dans beaucoup de bureaux de vote, les formulaires du PV n’ont été remis aux secrétaires qu’à la fin du dépouillement, ce qui ne leur a pas permis d’inscrire les numéros des scellés à 7 heures, conformément au code électoral et au guide du bureau de vote; afin de rendre toute tentative de bourrages ou d’échanges d’urnes inutiles. 

 

Mais ce qui me révolte encore davantage, c’est le rôle de certains CACV , qui pourtant sont présidés par un représentant de la cour suprême, qui accuse la CENI de retard, alors que celle-ci déclare par le biais de son président lors de la conférence de presse d’hier (30.06.2010), que le problème se situe au CACV, dans certaines CACV.  

 

Pourquoi certaines procédures d’acheminement des résultats n’ont pas été respectées ? Pourquoi certaines CACV ont délibérément gardé les bulletins destinés au MATAP, et au président de la CENI ? Pourquoi ont-ils choisi de les retenir ? Alors que la CENI les attendait pour commencer l’annonce des résultats en temps réel, si l’on considère les propos de la veille de Pathé Dieng.  

  

Le rapporteur des CACV n’est-il pas un représentant de la CENI, n’est-il pas celui qui devait faire acheminer le PV dont le président de la CENI était destinataire ? L’avait-il fait ? Que la CENI le dise. 

 

Ben Sékou Sylla doit arrêter de porter des accusations sur d‘autres personnes, cet embrouillamini est une responsabilité de la CENI et la cour suprême. Accuser d’autres de publier certains chiffres ? Mais attendez, les partis politiques n’étaient-ils pas représentés dans les bureaux de vote ? Qui peut croire que les leaders ne savent pas déjà le nom du gagnant, ou de ceux qui iront au deuxième tour; en totalisant les copies de PV remis à leurs délégués respectifs ?  La CENI doit cesser de jouer avec le feu, celui qui a gagné, a gagné, la Guinée ne brûlera pas pour ça. 

 

Ben Sékou Sylla doit comprendre que s’il attend jusqu’à ce que certains perdants lancent des rumeurs, où orchestrent des manipulations de la jeunesse, pour semer le désordre, la CENI, et lui au premier chef seront les principaux responsables. 

 

Mais plus grotesque finalement de ces amateurs, parce que pour l’instant, je n’ai pas de mot approprié pour les qualifier, par manque de clarté sur leurs objectifs, est cette histoire de la fameuse ordonnance prise par la cour suprême, que dit-on a été saisie par la CENI, pour une prorogation de quarante huit (48) heure du délai fixé par le code électoral. 

 

 Le peuple de Guinée ne doit pas perdre de vue que cette CENI est composée aussi de 10 membres de la majorité sous le général Conté, PUP et satellites, experts en trucages électoraux.

Lisez les deux références de la cour suprême pour prendre cette ordonnance :

 

 La constitution :   

ARTICLE 93 : La Cour Constitutionnelle est la juridiction compétente en matière constitutionnelle, électorale et des droits et libertés fondamentaux. Elle juge de la constitutionnalité des lois, des ordonnances ainsi que de la conformité des traités et accords internationaux à la constitution.

 Elle garantit l’exercice des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques.

Elle veille à la régularité des élections nationales et des référendums dont elle prononce les résultats définitifs.

Elle est l’organe régulateur du fonctionnement et des activités des pouvoirs législatif, et exécutif et des autres organes de l’État.

 

Le code électoral 

ARTICLE 182 :  Le président de la CENI rend public la totalisation globale des résultats (des résultats provisoires) dans un délai maximum de soixante douze (72) heures.

 

Mais s’il vous plaît, chers lecteurs, où trouve-t-on dans ces références une disposition qui permet à la cour suprême de prendre l’ordonnance de prorogation de la publication des résultats provisoires ?

Si Cellou Dalein Diallo a remporté les élections, dites-le.

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